Un institut montréalais tourné vers le monde !
Bernard Derome, Président
MRI - Ministère des relations internationales Gouvernement du Canada

Centre d’études et de recherche sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS) Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB) Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM) Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité (CRIDAQ) Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) Chaire de responsabilité sociale et développement durable (CRSDD) Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique Groupe de recherche en droit international et comparé de la consommation (GREDICC) Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques (GREPIP) Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) Carré rose Carré jaune Carré jaune

Accueil > Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) > Exporter le New Deal

Exporter le New Deal

Les normes du travail dans la politique commerciale des États-Unis, 1er octobre 2016

Résumé

Le présent livre vise à expliquer les raisons de l’implication des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux américains dans la campagne visant à mettre en œuvre des clauses sociales dans les accords commerciaux. La clause sociale telle que défendue par les États-Unis est le fruit d’une tradition intellectuelle, politique et militante fortement ancrée chez eux : le libéralisme réformiste. Un réseau d’acteurs progressistes, la coalition travailleurs-­libéraux, a défendu ce projet politique.

Durant les années qui ont suivi le New Deal, puis dans les années 1980, cette coalition a usé de son influence pour pousser à inclure des clauses sociales dans l’agenda commercial américain. Ce projet de clause sociale est intimement lié à deux principes à la base de la politique commerciale des États-Unis et du système commercial multilatéral (SCM) : la réciprocité et l’équité.

Malgré cet effort, les Américains ne sont jamais parvenus à ­intégrer la clause sociale dans l’agenda du General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), puis de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les États-Unis ont de ce fait été dirigés dans deux voies : le changement de forums et le bilatéralisme, et ce, avec des succès mitigés. Cette campagne a permis de faire progresser les droits des travailleurs dans la hiérarchie des priorités internationales. Toutefois, l’agenda de la clause sociale confronte encore la méfiance des pays en développement. Si la clause sociale a fait des progrès depuis 30 ans, l’agenda des entreprises continue lui aussi à avancer, ce qui fait que l’écart entre les droits de celles-ci et ceux des travailleurs est loin d’avoir été comblé.

Le livre est vente sur le site web des Presses de l’Université du Québec


Écrit par
Suivant