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Axes de recherche

Axe 1 : Mondialisation et gouvernance

La multiplication et l’approfondissement des échanges de toutes sortes (notamment sécuritaires, migratoires, culturels et économiques) qui caractérisent le phénomène de la mondialisation remettent en question plusieurs attributs de l’État. Par ailleurs, la financiarisation croissante de l’économie mondiale, la part grandissante du commerce intra-firme et la négociation d’accords commerciaux et d’accords d’investissement poussent toujours plus loin l’intégration économique aux dépends de l’intégration politique et de l’intégration sociale. Il en résulte que les modes traditionnels d’intervention étatique et public sont remis en question. De plus, les flux culturels et les migrations contribuent à la remise en cause de la nationalité comme fondement identitaire, ce qui pousse à la redéfinition de la légitimité étatique. Ces transformations appellent de nouvelles formes et modalités d’intervention, à de nouvelles structures de gouvernance. À leur tour, ces instances sont mises à profit par des contre-pouvoirs qui profitent des possibilités de mobilisation offertes par les technologies de l’information et des communications.

Axe 2 : Sécurité et diplomatie

Trois faits majeurs caractérisent le système international actuel : l’hyperpuissance américaine – à la fois première puissance militaire et pierre d’assise de l’ordre économique mondial – le développement de nouvelles menaces et l’émergence de nouveaux acteurs de la scène internationale. On pense ici à la Chine, mais également aux puissances émergentes que sont l’Inde et le Brésil. Dans ce contexte, de nouveaux rapports de force se dessinent et remettent en question le cadre instauré au lendemain de la Guerre froide.

Désormais, la sécurité ne peut plus être considérée comme le strict apanage de l’État. Les analyses consacrées aux questions de sécurité doivent dorénavant tenir compte de l’apparition de nouveaux acteurs, tels que les entreprises et les ONG, qui oeuvrent en situation de conflits ou de catastrophes naturelles, mais aussi les organisations terroristes et mafieuses. Ces analyses doivent également tenir compte de nouvelles réalités telles que la recherche du contrôle des ressources énergétiques, de leur exploitation et de leur distribution. Dans ce nouveau contexte, l’action diplomatique tend à se complexifier afin de composer avec la multiplication des défis sécuritaires.

Axe 3 : Identité, citoyenneté et diversité

La diversité est aujourd’hui reconnue comme une valeur qui mérite d’être protégée et promue par le droit national et international. En même temps, la diversité est menacée par la mondialisation qui pousse à l’uniformisation et provoque en retour des crispations, voire des obsessions identitaires. Par ailleurs, l’impérialisme culturel est loin d’avoir disparu. La Convention de l’UNESCO sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles, par exemple, constitue une étape importante dans la reconnaissance de la valeur de la diversité. Cependant, il reste à savoir quels seront les rapports entre les normes de la Convention de l’UNESCO et d’autres règles internationales, notamment celles de l’OMC.

Axe 4 : Droit international et droits humains

L’impact de la mondialisation se fait sentir différemment sur les États et les citoyens. Les droits nationaux et le droit international doivent s’adapter rapidement aux conditions changeantes créées par la mondialisation.

Si l’intégration économique et politique entraîne une certaine harmonisation des systèmes juridiques et normatifs, les États continuent de réagir aux pressions externes en fonction de leurs institutions, de leur histoire et des forces politiques qui les habitent. Il est alors essentiel de veiller à ce que le double processus de régionalisation et de mondialisation garantisse à tous les citoyens un niveau élevé de protection de leurs droits et de leurs libertés fondamentales, plutôt que de mener au démantèlement des normes nationales de protection, ainsi qu’au renforcement des inégalités au niveau mondial. Le droit international devient alors un formidable outil de promotion et de protection de ces valeurs et de ces droits fondamentaux qui les portent. Il en va particulièrement ainsi dans les domaines des droits humains, de la santé, du droit social, de la protection de l’environnement et de la protection du consommateur.


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