Centre d’études et de recherche sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS) Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB) Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM) Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité (CRIDAQ) Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec (CIRRICQ) Chaire de responsabilité sociale et développement durable (CRSDD) Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique Groupe de recherche en droit international et comparé de la consommation (GREDICC) Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques (GREPIP) Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) Calendier Grands événements (Audios et vidéos|supprimer_numero|supprimer_tags)

Accueil > Calendrier des activités > Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et (...) > L’entreprise dans la transition écologique : au-delà du « développement durable (...)

Conférence Midi du CIRDIS

L’entreprise dans la transition écologique : au-delà du « développement durable » réellement existant

Jeudi 19 octobre 2017, de 12h30 à 14h, local A-1340, Pavillon Hubert-Aquin (UQAM)

Date : Jeudi 19 Octobre 2017, de 12h30h à 14h
Lieu : A-1340, 405 rue Sainte-Catherine Est

Conférence de Christoph Stamm

Résumé :
En observant les discours sur le ‘développement durable’ et la ‘croissance verte’ et en considérant l’émergence de nombreux standards de responsabilité sociale des entreprises (RSE), certains pourraient être portés à croire que les sociétés sont en train de s’engager dans une transition écologique apte à surmonter la crise environnementale. Cependant, un deuxième regard nous oblige à constater que, malgré de nombreuses initiatives en la matière, il est faux de croire que nous assistons à la prise de mesures effectives contre la dégradation de l’environnement biophysique et à la mise en place de nouvelles institutions adéquates pour la tâche. Dans son ensemble, les différents discours et pratiques environnementaux permettent jusqu’à un certain degré de légitimer les pratiques des gouvernements et des entreprises, mais les données empiriques n’indiquent pas le début d’un renversement de tendance dans la destruction environnementale.
Vu l’absence d’une dynamique sociale, susceptible d’amener un changement institutionnel paradigmatique, nous faisons recours à des facteurs non sociaux pour penser le changement social. L’un de ces facteurs pourrait être une contrainte des ressources naturelles, agissant comme un choc exogène sur le cadre institutionnel. Nous inversons donc le raisonnement prédominant sur la question d’une économie environnementalement soutenable. Au lieu de nous demander quelles seraient les institutions qui devraient être mises en place pour remédier aux problèmes environnementaux, nous développons un scénario prospectif qui prévoit, en raison d’une crise énergétique persistante, la fin du modèle de croissance.
Permettant de se situer dans une société de post-croissance involontaire, cette méthodologie astucieuse nous donne l’opportunité d’explorer la question du rôle et de la responsabilité des entreprises sous un autre angle. Nous analysons les conséquences économiques et sociales d’une société en récession et les possibles demandes sociales adressées aux entreprises afin qu’elles contribuent au bien commun. Le scénario développé esquisse l’ouverture d’une fenêtre d’opportunité pour un changement paradigmatique. Les nouvelles contraintes structurelles et des luttes sociales permettraient éventuellement la mise en place d’un autre cadre institutionnel. Ce dernier inciterait les entreprises à offrir de nouveaux modèles de partage du temps (et des revenus) de travail, à fabriquer des biens durables, réparables et partageables ainsi qu’à développer des services de proximité. Terminant avec un retour sur la discussion actuelle sur la RSE, le scénario esquissé contribue à mettre le doigt sur des points aveugles de la question. L’un de ces points est l’enjeu du partage du travail. Notre réflexion montre qu’une entreprise responsable devrait notamment distribuer les revenus de travail de façon plus égalitaire et convertir les emplois à des postes à temps partiel.

Biographie :
Christoph Stamm est chercheur doctoral et chargé de cours au Département de sociologie à l’Université de Montréal. Titulaire d’une licence en science politique de l’Université de Genève, il a travaillé sur les questions de politiques de développement à l’Institut universitaire d’études du développement à Genève. Ses intérêts de recherche actuels portent sur la régulation transnationale de la responsabilité sociale des entreprises, la théorie néo-institutionnelle et les transitions socio-écologiques. Il a publié des articles sur la norme ISO 26000 et sur le rôle des entreprises dans une société post-croissance.

Organisé par
D'autres activités
Suivant

Partenaires

Banqu Scotia MRI - Ministère des relations internationales Gouvernement du Canada Connexion internationale de Montréal Association canadienne pour les Nations Unies du Grand Montréal