Centre d’études et de recherche sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS) Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM) Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité (CRIDAQ) Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec (CIRRICQ) Chaire de recherche sur l’impact local des firmes multinationales (CRILFM) Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’Ouest (ICAO) Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques Chaire UNESCO de Développement Curriculaire (CUDC) Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique Chaire UNESCO en communication  et technologies pour  le développement Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents Chercheur.e.s en responsabilité sociale et développement durable (CRSDD) Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) Groupe de recherche en cyberdiplomatie et cybersécurité (GCC) Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH) The Montreal Institute of International Studies (IEIM) Calendier Audios and Videos

Dynamiques de la violence policière et rapports sociaux de sexe : le cas de la pacification des favelas de Rio de Janeiro

Volume 17, numéro 5, Novembre 2017, 3 November 2017

Résumé

L’objectif de cet article est d’examiner le rôle de la violence policière dans le maintien et la reproduction des rapports sociaux de sexe à partir d’une étude de cas, celle des favelas (bidonvilles) de Rio de Janeiro. Dans cette ville où la violence policière atteint des proportions alarmantes — et ce principalement dans les favelas de la ville — nous cherchons à comprendre les dynamiques de cette violence en nous intéressant à la perspective des femmes résidentes de favelas. Suite à une recherche ethnographique menée auprès d’une vingtaine de ces femmes, nous arrivons à la conclusion que cette violence participe au maintien et à la reproduction des rapports sociaux de sexe — et ce consubstantiellement à d’autres rapports sociaux tels que ceux de classe, de race et d’espace — au moins de deux façons. La première concerne la violence directe des policiers contre les résidentes des favelas et la manière dont elle les sexualise et les déshumanise. La seconde a trait aux impacts différés de la violence dans les favelas, les femmes ayant souvent beaucoup de responsabilités sur leurs épaules et étant souvent celles qui doivent réparer les pots cassés. Cette analyse, loin de vouloir positionner les femmes comme des victimes de la violence, tente plutôt d’offrir un regard féministe sur la violence urbaine dans les favelas de Rio de Janeiro, trop souvent analysée uniquement du point de vue des acteurs masculins, soit les trafiquants de drogue ou les policiers.

Mots-clés : Violence policière, rapports sociaux de sexe, femmes résidentes de favelas.

More Publications


Partners

Banque Scotia MRI - Ministère des relations internationales Gouvernement du Canada Faculté de science politique et de droit Connexion internationale de Montréal Association canadienne pour les Nations Unies du Grand Montréal Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM)