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Appel à Communications

Vice-versa : Penser l’Afrique et son rapport au monde

22 au 23 février 2018 – Université du Québec à Montréal

Date : 22 au 23 février 2018
Lieu : Université du Québec à Montréal

Vice-versa : Penser l’Afrique et son rapport au monde

Événement organisé dans le cadre des activités du regroupement pluridisciplinaire sur les Afriques innovantes (LAFI) à l’UQAM

Avec la collaboration du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS UQAM), du Groupe interuniversitaire d’études et de recherches sur les sociétés africaines (GIERSA), et de l’Institute of African Studies (Carleton University)

Le présent colloque en s’inscrivant dans le Mois de l’histoire des Noirs, est une invitation à réfléchir sur la place de l’Afrique dans le monde et inversement. Cette réflexion s’impose du fait des déploiements à des vitesses et à des échelles variables de dynamiques internes ou externes à l’Afrique, mais ayant le continent comme enjeu, et visant à (re)définir son arrimage à un monde ouvert, porté par des réseaux de toutes sortes, global. Cette herméneutique de l’Afrique contemporaine ne peut se faire en vase clos. Elle exige un éclairage en faisceaux qui permettra, grâce à des points de vue disciplinaires pluriels, d’éclairer les fondements épistémologiques, les modalités discursives et les dimensions pragmatiques des dynamiques centripètes et centrifuges sur l’Afrique. Les interventions s’inscriront dans l’un des trois axes ci-dessous, sans s’y restreindre nécessairement :

  • *Axe 1 : Figurations contemporaines de l’Afrique.
    Cet axe de réflexion vise à déterminer les processus menant à la formation de phénomènes culturels, sociaux, politiques et économiques. D’une part, de l’intérieur, à partir de l’Afrique elle-même et d’autre part, de l’extérieur, à partir du reste du monde. Du point de vue interne, les enjeux touchant le continent africain sont multiples. La constitution des phénomènes individuels et collectifs en Afrique se fonde sur plusieurs niveaux de compréhension. Ceux-ci vont de l’échelle individuelle à celles – entre autres - de l’ethnie, de la nation et ultimement de la sphère internationale. Chaque niveau de compréhension s’enchevêtre ou s’imbrique dans les autres. Et ce processus de progression des phénomènes africains est à l’origine de représentations dans une chaine structurelle et systémique qu’il s’agit de mettre en évidence. Du point de vue externe, il s’agit d’appréhender les visions, les différentes phases de captation de l’Afrique qui sont produites par les autres parties du monde. Plus précisément il s’agit de comprendre : le comment de ces perceptions (les moyens utilisés), le pourquoi (les sens données à ses moyens de perception), le quand (à quel moment de l’histoire humaine cette captation ou ces captations de l’Afrique sont posées) et le où (quelle partie de l’Afrique est perçue). Ce point de vue externe est d’une extrême importance car historiquement, depuis le 16ème siècle, les visions extérieures d’agents externes au continent ont façonné leurs actions et la normativité impulsant qui les soustend ou les légitimise a posteriori : esclavage, colonisation, néocolonialisme, etc. Plusieurs pôles de tension ou de fixation s’offrent ainsi à l’exploration scientifique. Le plus important pourrait être le rapport Afrique/Occident qui se décline sous plusieurs facettes : commerce triangulaire, actions coloniales/actions anticoloniales, actions néocoloniales (avec une ligne de fracture entre pays communistes et pays capitalistes jusqu’en 1990). Mais la réflexion ne peut écarter d’autres rapports ou mises en relation, secondaires (au sens de l’importance académique qu’on leur a donné, probablement à tort, jusqu’aujourd’hui) comme le rapport Afrique/Caraïbes, le rapport Afrique/ Amériques, le rapport Afrique/ zones des pays non-alignés, le rapport Afrique/Asie (Chine notamment), le rapport Afrique/ Proche et Moyen-Orient. Cet éventail des liens entre l’Afrique et le reste du monde invite à une considération critique des dynamiques relationnelles historiquement dominantes que sont les rapports Afrique-Occident, et leurs formes contemporaines, telles qu’elles ont pu se renouveler et se pérenniser ; C’est surtout l’occasion d’inciter et d’encourager des travaux portant sur les autres rapports dits secondaires, minorés voire ignorants parce que s’inscrivant à l’intérieur ou à l’extérieur du continent, mais dans tous les cas à la marge du pôle de référence premier qu’a été l’Occident.
  • * Axe 2 : Conceptualisations et théorisations de l’Afrique contemporaine.
    La conceptualisation et la théorisation des phénomènes socioculturels et politiques ont un lien direct avec le vocabulaire communicationnel relatif à l’Afrique. On n’insistera pas sur les conséquences diverses relatives au découpage du réel (productions des savoirs, création d’institutions, définitions de politiques, changements des pratiques etc.) qu’opèrent les concepts mis en circulation sur l’Afrique. D’un point de vue interne au continent, les réflexions pourraient porter sur la naissance, la diffusion et l’utilisation de concepts comme l’ethnicité, l’africanité, le supra/trans-nationalisme, le tiers-mondisme, le subalterne, le néo-colonisé, la renaissance africaine, le panafricanisme, l’afropessimisme, l’afrocentrisme. Vu de l’extérieur de l’Afrique, les questionnements pourraient s’attarder à des concepts tels l’hégémon, le continent noir, le continent en guerre, le continent en difficulté, le continent en mutation, la prédation politique et économique, etc. Que penser de l’interculturalité, de la transculturalité, du transcolonialisme ou de la transitivité qui se veut plus englobante que les autres déclinaisons du trans- parce qu’exclusivement orientée vers les dynamiques transitoires qui documentent les mouvements et processus de changement émanant du continent vers le monde, et du monde vers le continent ?
  • *Axe 3 : Usages de l’Afrique.
    Les théories et les concepts sont, en amont ou en aval, les discours d’accompagnement des pratiques concrètes des groupes sociaux, politiques, culturels etc. sur le terrain. Ces groupes et acteurs divers marquent ponctuellement ou à long terme les réalités africaines. Ainsi, le but de cet axe de réflexion sur l’Afrique sera, en priorité, d’examiner à l’aune des phénomènes observables, la validité et l’adéquation des concepts et des théories portant sur le continent à partir de l’extérieur ou émanant de ses propres évolutions internes. Des théories internes telles que le panafricanisme, le fanonisme, la négritude, l’afrocentrisme voir l’afro pessimisme, etc. sont des outils d’explications ou d’interprétations des phases de mutation du continent qui jaillissent d’usages internes au continent et dont le théoricien semble totalement faire partie lui-même du phénomène qu’il observe. De quelle manière ces concepts permettent-ils ou non de lire les mutations sur le continent au plan culturel, politique, économique, social ? À quels phénomènes peuvent-ils, sont-ils explicitement ou implicitement rattachés ? On pensera dans ce registre à des questions brûlantes comme l’abolition du Franc CFA, le développement de réseaux (non pas seulement routiers) intra-africains, les mobilisations insurrectionnelles, l’émergence, etc.

Les propositions de communication d’une vingtaine de lignes, accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique, doivent être envoyées au plus tard le 31 décembre
2017 à l’adresse suivante : colloquelafi2017@gmail.com

Comité scientifique

Faculté des Arts (UQAM)
Abdallah Monia, Professeure, Département d’histoire de l’art,
<abdallah.monia@uqam.ca>
Bazié Isaac, Professeur - Département d’études littéraires, bazie.isaac@uqam.ca
Nimis Erika, Chargée de cours, Département d’histoire de l’art, nimis.erika@uqam.ca

Faculté de communication (UQAM)
Agbobli Kokou Edem Christian, Professeur, Département de communication sociale et
publique, agbobli.christian@uqam.ca
Kane Oumar, Professeur, Département de communication sociale et publique,
kane.oumar@uqam.ca

Faculté de science politique et de droit (UQAM)
Bachand Rémi, Professeur, Département des sciences juridiques, bachand.remi@uqam.ca
Campbell Bonnie, Professeure, Département de science politique
<campbell.bonnie@uqam.ca>  ;
Mandé Issiaka, Professeur, Département de science politique <mande.issiaka@uqam.ca>  ;

École des sciences de la gestion (UQAM)
Sarrasin Bruno, Professeur, Département d’études urbaines et touristiques
sarrasin.bruno@uqam.ca

Faculté des sciences humaines (UQAM)
Drendel John V., Professeur, Département d’histoire, drendel.john_v@uqam.ca
LeBlanc Marie-Nathalie, Professeur, Département de sociologie, leblanc.marienathalie@
uqam.ca
Soussi Sid Ahmed, Professeur, Département de sociologie, soussi.sid@uqam.ca

Coordination
Isaac Bazié, Professeur, Département d’études littéraires, bazie.isaac@uqam.ca
Issiaka Mandé, Professeur, Département de Science politique, mande.issiaka@uqam.ca

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