Centre d’études et de recherche sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS) Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM) Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité (CRIDAQ) Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec (CIRRICQ) Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’Ouest (ICAO) Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques Chaire UNESCO de Développement Curriculaire (CUDC) Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique Chaire UNESCO en communication  et technologies pour  le développement Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violents Chercheur.e.s en responsabilité sociale et développement durable (CRSDD) Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) Groupe de recherche en cyberdiplomatie et cybersécurité (GCC) Groupe de recherche en droit international et comparé de la consommation (GREDICC) Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH) Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) Calendier Audios et vidéos

Hercule aux Bermudes : Mondialisation, Etats, Firmes

N°40, février 2018, 2 février 2018

Résumé :

La démondialisation est un fantasme pour nationaliste attardé : au carrefour des innovations technologiques et des évolutions sociétales, la mondialisation s’approfondit chaque jour un peu plus, tout en se renouvelant. Pour autant, l’avenir de la mondialisation reste ouvert : il peut s’écrire aussi bien en rose qu’en noir. La version pessimiste est celle d’une déterritorialisation d’une part croissante de la valeur ajoutée mondiale, hébergée dans un cloud défiscalisé, conduisant au déclin des ressources des Etats et aux désajustements sociaux qui en résulteraient. La version optimiste est celle d’une maîtrise territoriale de la valeur ajoutée issue des chaînes globales de valeur, permettant notamment de gérer les défis sociaux des nouveaux paradigmes technologiques. Au cœur de cette problématique, les rapports de force entre Etats et firmes seront décisifs : ou bien les firmes l’emporteront et la mondialisation ira se crasher dans le Triangle des Bermudes de la déterritorialisation de la valeur ajoutée, ou bien les Etats sauront mener à bien les Travaux d’Hercule de la période, permettant de maintenir la territorialisation de la valeur ajoutée indispensable au maintien des fonctions étatiques de cohésion sociale. Autant dire que si les firmes l’emportent, l’Etat Providence sera définitivement mort et nos sociétés n’auront plus d’autre filet de sécurité que la charité chrétienne, la zakat musulmane ou la compassion bouddhique des mégas firmes occidentales, moyen-orientales ou asiatiques, à travers leurs fondations de bienfaisance !

Écrit par

D'autres publications

Articles de journaux | Le dernier article de Joseph H. Chung est en ligne !

Korea-Japan Trade Plus War : Where Are You Going Mr. Shinzo Abe ?

Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM)

L’article est paru dans Global Research le 18 juillet 2019, 19 août 2019, par Joseph H. Chung

Éric Mottet est professeur au Département de géographie et codirecteur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM)

La Chine reste à des lieues de « conquérir le monde »

Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE)

L’article est paru dans Le Devoir le 10 août 2019, 10 août 2019, par Éric Mottet


Partenaires

Banque Scotia MRI - Ministère des relations internationales Gouvernement du Canada Faculté de science politique et de droit Connexion internationale de Montréal Association canadienne pour les Nations Unies du Grand Montréal Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM)