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L’action culturelle publique à l’épreuve de la circulation transnationale. Acteurs, institutions et dispositifs

Date limite : 18 octobre 2019

Appel à communication

Comment les dispositifs et institutions d’action culturelle publique circulent-ils entre l’Europe et le reste du monde ? Existent-ils des acteurs et des scènes privilégiés d’importation de politiques culturelles ? Si oui, où se situent-ils ? Loin de penser que l’Europe est le centre névralgique de la réflexion sur l’action culturelle publique, nous souhaitons, à travers les propositions que nous recevrons, montrer que la circulation des dispositifs et des normes en matière de culture survient dans des espaces et à travers des acteurs que nous prétendons interroger dans le monde entier. Les dispositifs et les institutions culturels voyagent de, ou vers, l’Europe depuis plusieurs décennies.

À titre d’exemple, plusieurs institutions culturelles asiatiques s’inspirent des modèles de gouvernance et d’évaluation des politiques britanniques de la culture. Le programme de l’UE des “capitales européennes de la culture” a été adopté de l’autre côté de l’Atlantique par l’Union des villes capitales ibéro-américaine de la culture dès les années 1980, puis par le Canada au début des années 2000. Dans les années 1990, la Creative Industries Task Force au Royaume-Uni s’est inspirée du programme australien Creative Nation. Alors que dans les années 2000 c’est le programme brésilien Ponto de Cultura a été adopté, et adapté, en Suède dans les années 2000 à Malmö (Suède).

En réunissant des chercheur.e.s travaillant sur l’action culturelle publique, ce colloque international propose de discuter l’appareil théorique permettant de penser les phénomènes de circulation (Bordat et Teillet 2014). Plus spécifiquement, la perspective adoptée ici s’inscrit en rupture avec celles des policy transfer (Dolowitz, Marsh 2000), qui présentent un marché de l’import/export (Allal 2010) allant de l’Europe vers les pays du Sud et qui réifient les modèles importés, sans prendre en compte les phénomènes d’hybridation (Hassenteufel, 2005) et de convergence (Hassenteufel, De Maillard 2013). À cet égard, notre objectif est d’éclairer les dynamiques politiques de la circulation transnationale en vue de saisir les trajectoires des normes et des dispositifs (Vlassis 2015), les appropriations par les acteurs, ainsi que les résistances et les logiques conflictuelles (Saurugger 2013, Vauchez 2013).

Nous privilégierons les propositions explicitant la méthodologie utilisée pour appréhender les circulations transnationales, en tant que processus multidirectionnel de dispositifs et programmes d’actions culturelles publiques (Bustamante 2015, Calligaro et Vlassis 2017) ; mais aussi les propositions proposant une sociologie des acteurs de ces circulations : producteurs culturels, intellectuels, fonctionnaires internationaux, professionnels de la culture, réseaux (trans)nationaux, opérateurs (locaux, nationaux), etc. Nous accorderons une attention particulière aux propositions fondées sur une enquête de terrain originale.

Les travaux s’inscriront principalement dans l’un des axes suivants :

1) Les circulations ont-elles un sens ? Les processus de diffusion entre les Nords et les Suds

Nous nous intéresserons aux modalités d’échanges, aux acteurs et leurs ressources/stratégies, aux appropriations et migrations d’idées, de modèles ou de pratiques institutionnelles voyageant dans diverses directions (Nord-Nord/Nord Sud/Sud-Nord ou Sud-Sud).

2) Les organisations internationales et régionales : scènes et acteurs privilégiés de la circulation ?

Les organisations internationales et régionales, telles que le Conseil de l’Europe ou l’UNESCO, sont à la fois des espaces d’interaction et de concurrence, des scènes de la circulation de l’action culturelle publique et des acteurs incontournables de la diffusion d’idées et de normes. Ces organisations peuvent également endosser des rôles de prescripteurs, notamment dans l’adoption de “bonnes pratiques” en matière de culture.

3) La circulation des institutions formelles et informelles

Comment circulent les normes formelles créées par les organisations internationales, telles que les normes véhiculées par la Convention sur la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO adoptée à l’heure actuelle par 145 États et l’UE ? Comment les modèles institutionnels et les instruments d’action publique circulent-ils ? Quelles sont les ressources et les stratégies des acteurs ?

4) Circulation des acteurs et des idées : qui, quoi, et où ?

Comment les biens culturels symboliques circulent-ils ? On proposera ici de discuter les apports théoriques de la sociologie des élites intellectuelles (Sapiro 2009) et des « intermédiaires » (Lizé, Naudier, Roueff 2011), mais aussi de s’intéresser aux rôles des producteurs de biens culturels, artistes, administrateurs, fonctionnaires, réseaux et opérateurs culturels.

Informations pratiques

Contenu des propositions

- Nom, prénom, statut et institution de rattachement, titre de la communication ;
- Axe(s) dans lequel(s) s’inscrit la proposition ;
- Résumé : entre 1500 et 2000 caractères espaces compris, références bibliographiques exclues.

Les propositions peuvent être rédigées – et exposées lors du colloque – en français ou en anglais.

Chronologie

- Date limite pour l’envoi des résumés : 18 octobre 2019 à elodie.bordat-chauvin@univ-paris8.fr et avlassis@uliege.be
- Réponse : 30 octobre 2019
- Réception des communications : 10 janvier 2020
- Colloque : 31-01-2020, salle de conférences, site Pouchet CNRS, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris

Le Comité organisateur prévoit la publication d’un ouvrage collectif réunissant la majorité des contributions scientifiques qui sera publié durant le premier semestre de 2021.

D'autres activités

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