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Julien Martin est professeur au Département des sciences économiques à l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche sur l’impact local des firmes multinationales

Le coût de l’incertitude liée au Brexit : moins de clients pour les exportateurs français

Institut des politiques publiques, Note IPP n°48, Décembre 2019, 15 décembre 2019

Résumé

Plus de trois ans après le résultat inattendu du vote sur le Brexit de juin 2016, aucun accord de sortie n’a encore été signé entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Les conditions dans lesquelles se déroulera le Brexit et leurs conséquences économiques sont encore inconnues, mais le référendum a déjà des effets mesurables sur l’économie réelle.Le vote et les longues négociations qui ont suivi représentent un choc d’incertitude durable, qui a affecté les décisions d’investissement des entreprises.

Dans cette note nous utilisons des données détaillées sur le commerce avant et après le vote afin de mesurer l’effet du vote sur les exportations françaises vers le Royaume-Uni. Nous montrons que le référendum n’a en moyenne pas eu d’effet sur la valeur des exportations mais a réduit la croissance des exportations de secteurs tels que les matériels de transport ou les produits chimiques qui sont placés le plus en amont dans les chaînes de valeur. Le nombre de nouvelles relations commerciales impliquant des exportateurs français et des importateurs britanniques a significativement décliné après le vote pour le Brexit, en comparaison avec d’autres destinations. Le choc d’incertitude semble avoir réduit l’investissement des entreprises françaises dans la prospection commerciale, ce qui pénalisera probablement les exportateurs dans le futur. Ces résultats suggèrent que l’incertitude représente un véritable coût. Toute décision de report du Brexit doit prendre en compte non seulement la possibilité d’obtenir un meilleur accord mais aussi le coût économique induit par une prolongation de l’incertitude. Il est également important que l’accord commercial à venir entre le Royaume-Uni et l’Union installe une politique commerciale que les exportateurs européens puissent anticiper, et dont l’accord garantisse la stabilité.

Points clés

  • Le vote pour le Brexit a entraîné une forte hausse du niveau d’incertitude pour les entreprises britanniques comme pour leurs partenaires commerciaux européens.
  • L’incertitude a eu en moyenne un effet nul sur la valeur des exportations françaises vers le Royaume-Uni mais l’effet est significativement négatif pour certains secteurs qui sont placés en amont dans les chaînes de valeur (c’est-à-dire séparés de la consommation finale par plusieurs étapes de production).
  • La création de nouvelles relations commerciales entre exportateurs français et importateurs britanniques s’est en moyenne réduite. Cela pénalisera les exportateurs français dans le futur.
  • Les négociations pour l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union doivent prendre en compte aussi bien l’intérêt de reporter le Brexit en vue d’obtenir un meilleur accord que le coût représenté par la prolongation de la période d’incertitude.
  • L’accord lui-même devra garantir la stabilité de la relation commerciale à venir, stabilité qui est d’autant plus fortement requise que la production s’organise désormais à travers des chaînes de valeur mondiales.

Pour lire l’article intégral, veuillez visiter le site internet d’IPP ou consulter la pièce jointe.

Également à lire sur le même sujet, un article dans La Tribune : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/brexit-40-mois-d-incertitude-835086.html.

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