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La sécurité et le Canada, un virage plus continentaliste

No 04-18. Juillet 2004, 9 juillet 2004

Le Canada, contestant la vision développée par l’administration Bush, s’était associé en 2003 au front du refus de la guerre en Irak. Cette décision prenait appui sur une politique étrangère et sécuritaire résolument communautaire. Depuis quelques mois, et en ce lendemain des élections du 28 juin 2004, nous sommes en droit de nous interroger sur la volonté qui sera celle du gouvernement fédéral de maintenir le cap en affirmant sa différence face aux États-Unis.
Dans le champ de la défense, l’heure est à l’intégration. Après la signature de nouveaux accords de coopération, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, l’armée canadienne privilégie une interopérabilité plus poussée. Jusqu’à récemment, la notion n’avait de véritable sens que dans le domaine aérospatial, afin de satisfaire aux obligations du NORAD1, mais elle prend corps maintenant au sein des forces terrestres et navales, contribuant du coup à une démarche d’unification plus achevée. Le ministère de la Défense nationale (MDN) a notamment opté pour un renouvellement de son équipement terrestre (véhicules utilitaires, canons mobiles, etc.) pour l’intégrer au complexe industriel de défense américain. Sur un plan opérationnel, l’administration ouvre de nombreuses portes aux interventions américaines en territoire canadien, notamment dans la défense côtière et en zone frontalière. Ces décisions sont justifiées par le coût qu’entraînerait le déploiement de capacités canadiennes suffisantes pour rassurer les Américains, mais il appert que ce pragmatisme s’accompagne également d’une communauté de pensée de plus en plus manifeste sur le plan politique2. La lecture canadienne des nouvelles menaces qui planent sur le monde ressemble à s’y méprendre à celle diffusée par Washington depuis 2001. Les fondements idéologiques et doctrinaires sont moins affirmés, mais les principes directeurs se confondent.

(Suite dans le document joint)


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