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Le libre-échange favorise-t-il vraiment le développement des pays pauvres ?

5 septembre 2005

L’approbation par le Congrès américain de l’Accord de libre-échange entre les États-Unis,
l’Amérique centrale et la République dominicaine (CAFTA-DR), le 27 juillet dernier,
représente une bonne occasion de se pencher sur certains mythes véhiculés à propos du libreéchange
entre pays riches et pauvres. En effet, cet accord a été adopté à 217 voix contre 215,
ce qui en fait un vote excessivement serré. Les velléités protectionnistes des producteurs
américains de sucre et de textile expliquent en partie le doute de la Chambre des représentants.
Mais la déception générée par les résultats de l’ALENA, dix ans après son entrée en vigueur,
justifie aussi la réaction des congressistes. Une majorité des Américains était favorable au
CAFTA-DR à condition que soient implantées des mesures légales visant à assurer le respect
des droits des travailleurs centraméricains et républicains, de même que des politiques
d’ajustement pour les travailleurs américains affectés par la concurrence internationale. Cela
n’a pas été le cas dans l’accord entériné par le Congrès.
Il faut tout d’abord souligner que l’adoption du CAFTA-DR représente une victoire pour
l’administration américaine, qui tente de parachever la constitution de la Zone de libreéchange
des Amériques (ZLEA) malgré les oppositions. Pour le gouvernement de Georges
Bush, la région centraméricaine est en effet stratégique pour le passage des biens et
marchandises provenant d’Amérique du Sud. La conclusion de cet accord exercera sans doute
une pression sur les pays récalcitrants comme le Venezuela, l’Argentine et le Brésil. En outre,
l’accord conclu – du même type que l’ALENA – donnera le ton aux négociations bilatérales
futures.

[Suite dans le document joint]


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