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Les Amériques du 6 au 19 septembre 1998

19 septembre 1998

Les impacts de la crise financière pour l’Amérique latine

Sommet du groupe de Rio

Les gouvernements sud-américains ont fait publiquement état de leurs frustrations lors du 12e sommet du groupe de Rio qui s’est tenu à Panama les 4 et 5 septembre. Le Mexique, le Brésil, l’Argentine et le Chili ont particulièrement été affectés par la tourmente qui agite les marchés financiers et boursiers depuis plus d’un an. Après avoir appliqué des plans d’ajustement fort sévères qui ont durement affecté leurs économies et le niveau de vie des populations, les pays d’Amérique latine ont le sentiment d’être laissés pour compte et d’être fort mal récompensés de leurs efforts par les grandes puissances économiques. L’effondrement de l’économie russe a eu des effets particulièrement violents en Amérique latine, en dépit de la bonne tenue générale des économies dans la région. Pour faire face aux sorties de capitaux, à la dépréciation de leurs monnaies et à la dégringolade des bourses locales, les autorités n’ont eu d’autre choix que de relever les taux d’intérêt et d’appliquer des mesures d’austérité d’urgence, au détriment de la croissance économique et du pouvoir d’achat. Le creusement du déficit de la balance des paiements courants est un autre sujet de préoccupation, particulièrement au Mexique où la dépréciation du peso semble avoir épuisé ses effets.

Dans leur déclaration finale, les membres du groupe de Rio ont fermement exhorté les pays du G7, les États-Unis en particulier, et les institutions financières internationales à prendre immédiatement des mesures pour restaurer la stabilité des marchés financiers et rétablir la confiance des milieux financiers. Ils font aussi état de leurs craintes de voir tous leurs efforts entrepris depuis dix ans pour libéraliser et adapter leurs économies à la globalisation entièrement réduits à néant par les effets d’une crise financière qui vient déstabiliser toutes les économies de la région. Cette forte déclaration contraste avec les déclarations antérieures. Elle témoigne aussi des inquiétudes grandissantes des autorités devant une situation économique et financière qui se dégrade rapidement et échappe totalement à leur contrôle.

(Suite dans le document joint)


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