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Conférence de Robert Anderson : « Guerres chaudes et froides à la haute frontière entre la Chine et la Birmanie »

Mercredi 3 octobre 2007, à 18h30
au local A-1715, Pavillon Hubert-Aquin, UQAM

L’IEIM vous invite à une conférence de Robert Anderson.

Robert Anderson est Professeur de Communication à l’Université Simon Fraser à Burnaby, C.-B., Canada. Il a été "Visiting Fellow" au Clare Hall, Université de Cambridge de 2004 à 2005 ; là il a commencé à écrire un ouvrage dont le titre provisoire est Highland Burma, Edmund Leach, and Anthropology in War. Un chapitre sur ce sujet est inclus dans Social Dynamics in the Highlands of Southeast Asia , Mandy Sadan & François Robinne (eds). Leiden, Brill, 2007. Il a obtenu un doctorat en anthropologie à l’Université de Chicago en 1971.


Cette communication a pour but d’établir précisément comment les conflits d’avant 1939 prirent une nouvelle signification à partir de 1950 à la frontière entre la Chine et la Birmanie ? Quel enseignement tirer des conflits de ces zones frontalières dans l’analyse d’autres conflits comme celui qui à court en Afghanistan ?

Au moment où la Seconde guerre mondiale se termina en 1945, presque tous les éléments nécessaires au déclenchement d’une Guerre froide étaient déjà place, pourtant, dans les hautes terres des zones frontalières Chine-Birmanie-Inde, régnait une incertitude nettement plus marquée que dans la plupart des autres pays d’Asie, à l’exception de la Corée. Cette incertitude était essentielle pour façonner la dynamique socio-économique de la Guerre froide dans cette région frontalière. Partout dans la campagne birmane, ce qui restait d’une large machine de guerre se battait contre des adversaires bien connus qui étaient impliqués dans des conflits qui n’étaient pas encore résolus lorsque la Guerre froide se concrétisa en 1950. Avec le succès de la bombe soviétique, la capture de Beijing par le Parti Communiste Chinois à l’automne de 1949 et la défaite des forces alliées en Corée en 1950, la Guerre froide s’installa dans les dimensions qu’on lui connaît aujourd’hui. Alors que les grandes puissances étaient trop occupées ailleurs pour se consacrer davantage à ce qui se passait dans ces régions des hautes terres, elles trouvèrent bien des affaires en suspens dans la région frontalière Chine-Birmanie-Inde.

Quelles sont les origines locales de ces circonstances ?
À la fin de la grande dépression des années 30, dans les régions frontières du nord-est de la Birmanie avec le Yunnan, se déroulaient d’intenses opérations en lien avec une guerre qui avait lieu plus à l’est et où des bataillons chinois mal équipés s’opposaient aux forces victorieuses et modernes du Japon. Espions, négociants, recruteurs, déserteurs, percepteurs de la taxe sur l’opium, prospecteurs, chasseurs et anthropologues-fonctionnaires se déplaçaient à l’intérieur des hautes terres, tout en gardant un œil sur leurs adversaires : tous étaient attentivement observés par les habitants des hautes terres, les Kachins et les Shans.

Quand, en 1939, la guerre se déclara en Europe, cette région frontalière de l’Asie était déjà aux prises avec des conflits complexes. Après la capture de Rangoon par les Japonais et leur fermeture de la route Birmanie-Chine en avril 1942, on pouvait compter neuf conflits différents au sein d’une guerre officiellement déclarée. Du fait que ces conflits empiétaient les uns sur les autres, la guerre en Asie –et plus particulièrement lorsque son théâtre opérationnel se déplaçait dans cette région frontalière Chine-Birmanie-Inde- ne pouvait se poursuivre militairement sans tenir compte de ces derniers. La guerre altérait et intensifiait les différences d’ethnies, de langues, de religions, d’habitats, et de stratégies économico-écologiques. Cependant, dès que les Japonais commencèrent à perdre leur contrôle sur les frontières du nord de la Birmanie en octobre 1944, ces autres conflits refirent surface, avec des conséquences profondes pour la politique birmane et l’environnement global.

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