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LA SOCIÉTÉ DES IDENTITÉS

Athéna Éditions, 2007 (Deuxième étiditon revue et augmentée), 27 septembre 2007

Nous avons l’habitude d’aborder l’analyse des sociétés modernes en évoquant l’influence que la mondialisation exerce sur elles. Mais les mutations des sociétés contemporaines ne se limitent pas à cette question, aussi déterminante soit-elle. C’est la signification de leur « être-ensemble » qui impose aujourd’hui à nos sociétés leurs plus grands tourments au moment où elles sont traversées par un ensemble de forces déstructurantes.

L’une des manifestations de ces forces déstructurantes réside dans la formulation de demandes, toujours plus nombreuses, portées par des groupes dont le principe de regroupement est l’identité (ethnique, religieuse, sexuelle, générationnelle, etc.). Dans nos sociétés, la différence est élevée au rang de valeur éthique et de principe de régulation des rapports sociaux. Rien ne commande aussi impérativement le respect que l’affirmation d’une différence, d’une identité singulière à laquelle on accrochera parfois un lot de conséquences défavorables. Identité et droits ont ainsi partie liée avec les formes nouvelles de la citoyenneté.

Mais, la fragmentation de la communauté politique engendrée par cette ouverture au « particulier » signale la difficulté de former un projet politique qui puisse nous rassembler autour d’une certaine idée du bien commun. Si la reconnaissance sociale et les politiques antidiscriminatoires constituent l’aspect le plus positif des mutations contemporaines du politique, on peut dire que la relative dissolution d’un sujet politique unitaire et rassembleur en représente la conséquence peut-être la plus négative.

L’affirmation identitaire n’assène-t-elle pas un coup fatal à tout espoir de rassemblement de la diversité sous la figure de l’universel ? Ne lance-t-elle pas une course aux droits dont l’unique objectif résiderait pour les identités qui s’y engagent dans un meilleur positionnement social ? Ces questions inquiètes sont au cœur de cet essai. Il vise à illustrer le danger que recèle la fragmentation de la communauté politique quant à la possibilité de former en elle un projet de vivre-ensemble.

L’auteur

Jacques Beauchemin est professeur titulaire de sociologie à l’Université du Québec à Montréal et directeur à la Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie de l’UQAM

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