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Le tourisme communautaire à l’épreuve des illusions participatives et culturalistes

Bernard Schéou - Jeudi 15 mars de 17h30 à 19h

Jeudi 15 mars 2012 – 17h30-19h
Local DR-200, pavillon Athanase-David,
1430, rue Saint-Denis, Métro Berri-UQAM

Le CIRDIS profite du passage à Montréal du chercheur international Bernard Schéou pour vous présenter la conférence  :

Le tourisme communautaire à l’épreuve des illusions participatives et culturalistes.

Si dans les années 60 et 70, les bailleurs de fonds et les agences internationales ont supporté la mise en place d’un tourisme classique, ce dernier a ensuite subi des critiques jusqu’au début des années 90, en particulier au sein des ONG et des agences de coopération européenne. Aujourd’hui, l’heure est au soutien des projets d’écotourisme et de tourisme communautaire qui de plus, semblent s’inscrire particulièrement bien dans la lutte contre la pauvreté, premier des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Pour Greg Richards et Derek Hall, cette redécouverte des populations locales touche également la recherche et se constate dans la littérature sur le tourisme communautaire qui est croissante : « La communauté locale est notamment devenue pour beaucoup, le cadre approprié pour le développement du tourisme durable » (Richards et Hall 2003 : 5 – traduit par nos soins).
Ainsi, une majorité d’auteurs présente la participation communautaire comme la solution qui va résoudre la plupart des problèmes engendrés par le tourisme dans les pays en développement et notamment permettre d’éviter que les projets touristiques résultent d’accords entre investisseurs étrangers et élite nationale sans que les populations ne soient consultées ou ne participent à leur élaboration. Le tourisme est-il vraiment la solution à privilégier pour apporter le développement dans les zones reculées qui en avaient été préservées jusque là et où se concentre « la pauvreté » ?
Donc tout comme l’écotourisme, le tourisme communautaire est à la mode, depuis le milieu des années 90, et est souvent présenté par les institutions internationales et nationales comme une solution évidente pour initier en zone rurale, un tourisme s’inscrivant dans le cadre d’un développement durable, ce dernier supposant en outre, la « participation » des communautés concernées.
Cependant, dans la réalité, la mise en œuvre d’un tourisme communautaire présente de nombreuses difficultés dont certaines ne sont pas étrangères à une simplification abusive des principaux concepts en jeu et notamment celui de communauté sur lequel il repose et celui de participation auquel il est systématiquement associé. Dans cette intervention, nous reviendrons tour à tour sur ces deux concepts mais également sur celui de pauvreté afin de mettre en évidence les illusions trop souvent véhiculées par ces trois concepts, illusions auxquelles nous avons tendance à succomber facilement.

Bernard Schéou est maître de conférences à l’Université de Perpignan Via Domitia en France. Il y enseigne dans le département des études touristiques et il est chercheur au Cemotev/UVSQ. En ce moment, il mène des projets de recherche dans quatre directions : (l’ordre de présentation n’ a pas d’importance) 1) les réseaux d’hospitalité du type de Couchsurfing 2) le sens que donnent les touristes « solidaires » à leur expérience 3) l’influence sur l’organisation sociale locale de l’action de différents types de tours-opérateurs (aventure, solidaire et gros voyagiste) – exemple de Ouarzazate, Maroc et 4) plus généralement, la relation des touristes aux lieux. Il est également impliqué depuis une dizaine d’années sur le terrain au sein d’associations françaises de tourisme équitable et du collectif français qui les regroupe (l’ATES).

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