Centre d’études et de recherche sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS) Centre d’études et de recherches sur le Brésil (CERB) Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CEDIM) Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité (CRIDAQ) Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS) Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec (CIRRICQ) Chaire de responsabilité sociale et développement durable (CRSDD) Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques Chaire UNESCO d’étude des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique Groupe de recherche en droit international et comparé de la consommation (GREDICC) Groupe de recherche sur les espaces publics et les innovations politiques (GREPIP) Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) Calendier Grands événements (Audios et vidéos|supprimer_numero|supprimer_tags)

Accueil > Calendrier des activités > Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC) > Cohérence et incohérence dans la gestion des migrations et de l’intégration : (...)

7e Conférence annuelle de l’Association Canadienne des Études sur les Réfugiés et la Migration Forcée (ACERMF)

Cohérence et incohérence dans la gestion des migrations et de l’intégration : Politiques, pratiques et perspectives

Mercredi 7 mai, jeudi 8 mai et vendredi 9 mai 2014

Programme préliminaire
Inscription
Nouvelles du colloque de la CARFMS, mai 2014

Organisé par l’Association Canadienne des Études sur les Réfugiés et la Migration Forcée (ACERMF) et le Centre de Recherche en Droit Public (CRDP), Université de Montréal en collaboration avec la Chaire de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC), UQAM

Au cours de la dernière décennie, les politiques d’immigration et d’asile au Canada et à l’étranger ont subi de profonds changements. Des mesures préventives et répressives ont été prises à l’encontre des migrants irréguliers, des réfugiés et autres migrants forcés. Bien que les États aient pour objectif d’assurer une meilleure cohérence de leur politique d’immigration et d’asile, ces mesures ont paradoxalement créé plus d’incohérences. Les contrôles aux frontières ont été renforcés et la coopération internationale s’est intensifiée. Les autorités ont durci les mesures relatives au droit d’asile. Le processus de décision a été accéléré, certains appels ont été supprimés et la détention est devenue systématique. De nombreux États ont réduit les droits sociaux et économiques des demandeurs d’asile dans le cadre d’une politique délibérée de dissuasion. Cette nouvelle approche intervient à un moment où les États poursuivent des politiques de plus en plus sélectives et diversifiées visant à maximiser les avantages économiques de l’immigration. Par exemple, depuis 2000, le nombre de travailleurs migrants temporaires au Canada a triplé. Les travailleurs migrants à bas salaires représentent une force de travail flexible avec peu de droits. Une tendance similaire peut être observée dans d’autres pays, où les travailleurs temporaires et migrants forcés se trouvent légalement, économiquement et socialement marginalisés. Ces politiques non seulement représentent un coût financier élevé, elles contreviennent aussi aux obligations des États en matière de respect des droits humains et de protection des réfugiés. Sans surprise, les États n’ont pas réussi à s’attaquer aux causes profondes de la migration forcée. En raison de contrôles plus stricts aux frontières et d’un système d’asile plus complexe, les gens se tournent vers des moyens irréguliers de migration. Cela crée un environnement propice au trafic de migrants et à la traite d’êtres humains. Le débat houleux sur la migration contribue au racisme et aux sentiments xénophobes dans de nombreux pays, en créant un climat dans lequel les possibilités de réflexion raisonnable sont rares.

La Conférence annuelle de l’ACERMF réunira des étudiants, des chercheurs, des universitaires d’horizons disciplinaires différents, des décideurs, des activistes et des représentants de la société civile, des migrants et des réfugiés, en vue d’analyser et de comprendre les politiques, processus et structures de gestion de la migration et de l’asile ainsi que de l’intégration. Nous invitons les participants à explorer les questions pratiques, sociales, juridiques, politiques et les théories relatives à la gestion des migrations et la protection des réfugiés. Nous invitons également les participants à partager leur point de vue sur des solutions à court et long terme pour une refonte du système d’intégration et une meilleure adaptation des migrants en tenant compte des nouveaux défis qui se présentent. Des personnalités reconnues dans le domaine des migrations et des réfugiés interviendront pendant la conférence inaugurale et les sessions plénières. Nous sollicitons la soumission de présentations individuelles, de panels ou de tables rondes autour des axes suivants :

1. Gestion des migrations au niveau local, national, régional, ainsi que les questions et préoccupations internationales

Ce thème a pour objectif d’analyser les discours, normes, procédures et pratiques en matière de politique de sécurité aux frontières, d’asile, d’immigration ainsi que leur efficacité. Cela permettra d’examiner leurs conséquences et de vérifier non seulement leur compatibilité avec les droits humains au niveau national, régional et international, mais également avec les normes de protection des réfugiés. Comment assurer la cohérence des politiques migratoires au niveau national, régional et international ? Quelles sont les causes profondes de la migration forcée ? Quelles sont les implications des changements dans le système d’asile et d’immigration au Canada et à l’étranger à court et à long terme ? Quelles sont les stratégies appropriées pour remédier à la migration irrégulière ? Quelles sont les meilleures pratiques en matière d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des migrants ? Comment les acteurs internationaux, régionaux, nationaux et locaux, les institutions et les organismes, les employeurs et les membres de la société civile peuvent encourager l’intégration juridique, économique et sociale des migrants ? Quels sont les besoins spécifiques des femmes, des enfants, des personnes âgées, des personnes handicapées et des autres personnes ayant des besoins spécifiques de protection ?

2. Intégration des migrations au niveau local, national, régional, ainsi que les questions et préoccupations internationales

Ce thème explore l’approche utilitariste de la migration adoptée par les États et remettant en cause l’équilibre entre, d’une part, l’objectif de développement économique, et d’autre part, l’intégration et les droits fondamentaux des migrants. Il traite également des changements récents dans les dispositifs d’accueil des migrants. Quelles sont les forces et les faiblesses des politiques d’accueil et d’intégration des immigrants ? Comment ces politiques doivent être adaptées pour répondre aux besoins d’un nombre croissant de travailleurs temporaires et de migrants forcés, afin de favoriser leur inclusion juridique, économique et sociale ? Quel est le rôle joué par les autorités locales, nationales et régionales, les employeurs et les membres de la société civile face à des questions telles que la santé, l’éducation, la protection sociale, l’emploi et l’application de la loi ? Comment des facteurs tels que, le sexe, l’âge, la « race », la nationalité ou l’apatridie ou autres, pris individuellement ou collectivement, influencent la gestion de la migration et l’intégration de migrants ?

3. Assurer une gestion plus cohérente des migrations et de l’intégration : nouvelles approches, méthodes de recherche et théories

Ce thème traite des approches novatrices, des théories et des méthodes fondées sur la gestion de l’immigration, de l’intégration, élaborées dans les disciplines traditionnelles ou dans le cadre des approches interdisciplinaires. De nouvelles perspectives théoriques, conceptuelles et méthodologiques permettent d’explorer la complexité des politiques et des pratiques qui affectent les migrants dans des contextes locaux, nationaux, régionaux et internationaux. Comment assurer des politiques migratoires plus cohérentes avec des besoins, entre autres, économiques des États. Quels sont les enjeux et les défis concernant les recherches relatives à la gestion et l’intégration des migrations ? Comment les recherches sur les migrations influencent les fondements théoriques de la citoyenneté et de la diversité, ainsi que les politiques de gestion, d’adaptation et d’intégration des migrants et des réfugiés ? Quelles sont les difficultés rencontrées par les universitaires, les décideurs, les personnes déplacées, les avocats, ou les militants lorsqu’ils se positionnent sur la question des déplacements, de la gestion des migrations, de l’asile et de l’intégration ?

Organisé par
D'autres activités
Suivant

Partenaires

Banqu Scotia MRI - Ministère des relations internationales Gouvernement du Canada Connexion internationale de Montréal Association canadienne pour les Nations Unies du Grand Montréal