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Ricardo Peñafiel

Biographie

Ricardo Peñafiel est chercheur et membre fondateur du GRIPAL (Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine) et chercheur post-doctorant invité à IEDES (Institut d’études du développement économique et social / Paris 1-Panthéon-Sorbonne). Il collabore également aux travaux de nombreux réseaux et équipes de recherches dont ceux du REASOPO (Réseau européen d’analyse des sociétés politiques) et du Centre d’études et de recherches internationales (CÉRI-Sciences po. / IEP-Paris).

Il débute, en mai 2009, une recherche postdoctorale, sous la supervision d’Ernesto Laclau, à la Northwestern University ainsi qu’au Centre for Theoretical Studies, de la University of Essex. Cette recherche, intitulée « Retour du populisme et processus démocratiques en Amérique latine : Menaces ou consolidation ? », cherche à montrer le potentiel démocratisant que l’on peut trouver dans le populisme latino-américain, par une analyse des pratiques discursives liées aux discours politiques basés sur le peuple en tant que figure de légitimation (depuis le début du XXième siècle).

Ses recherches portent principalement sur la représentation du politique en Amérique latine dans une perspective socio-historique basée sur l’analyse du discours et la politique comparée. Cette approche impliquant une constante confrontation entre la théorie politique et des études de terrain, l’a conduit à réaliser de multiples voyages de recherche, notamment au Chili, au Mexique et au Venezuela. Au cours de ces recherches, en plus des contactes avec des organisations populaires, syndicales et politiques, il a été intégré dans une série de réseaux de chercheurs et d’Université parmi lesquels on notera le Colegio de México, la Universidad Autónoma Metropolitana (UAM-Xochimilco), le réseau des Facultés latino-américaines de sciences sociales (FLACSO), l’Université Nationale de San Martín (Buenos Aires), le Conseil national de recherche scientifique et technique d’Argentine (CONICET), l’Institut vénézuélien d’études sociales et politiques (Caracas), l’Université centrale du Venezuela (UCV), etc.

Dans sa thèse de doctorat (soutenue au Département de sciences politiques de l’UQAM, sous la direction d’André Corten), il cherche à montrer comment le discours de lutte contre la pauvreté marque un radical changement dans la forme de représentation du politique en Amérique latine. Ce changement se constate, à partir des années 1980, par l’éclipse du « peuple » en tant que figure de légitimation des actions politiques (post-populisme), au profit de nouveaux critères de légitimité tels que la bonne gouvernance, la stabilité (tant économique que politique et sociale) et la réduction de la pauvreté. Ce changement de représentation se reflète de manière pragmatique (Austin ; Searle ; Maingueneau) dans des politiques et des stratégies de mobilisation sociale impliquant une technicisation, une privatisation et une internationalisation des scènes politiques de l’Amérique latine.

Ses recherches actuelles abordent la question du retour du populisme en Amérique latine en fonction de la conjoncture actuelle dite d’un virage à gauche, ainsi que d’une période antérieure (allant des années 1980 jusqu’au début des années 2000) qualifiée de « post » ou d’« anti » populiste. Sur un plan théorique, cette étude aborde la question de la politique de l’antipolitique ainsi que celle du dépérissement du politique et de la repolitisation des espaces publics. Dans cette perspective il s’intéresse d’un côté aux discours des Présidents, des institutions étatiques et parlementaires, des partis ou mouvements politiques, des ONG’s, des organisations internationales, des mouvements sociaux et des médias de masse ; et, d’un autre côté, aux imaginaires politiques instituants – produits dans des espaces souvent « désaxés » ou ignorés des sciences sociales traditionnelles (tels les émeutes, l’expression publique de la souffrance, les identités autochtones, populaires et/ou religieuses, etc.) – en fonction desquels se dévoile le caractère contingent (et donc altérable) du statu quo ; c’est-à-dire, en fonction desquels l’espace public se (re)politise.


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