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Activités - Séminaires et conférences


Organisé par


Pitseys, John - « Tarantino, Saïd, Marx et Foucault : Django déchainé et la critique du contractualisme ».

Vendredi 4 avril 2014 .W-2235, Pavillon Thérèse-Casgrain, 455, boul. René-Lévesque Est, UQAM

Première partie :

Deuxième partie :
https://www.youtube.com/watch?v=w17vyU-8Mzw

Le Centre d’études sur le droit international et la mondialisation (CÉDIM) a le plaisir de vous inviter à une conférence analysant le film « Django » de Quentin Tarantino :

« Tarantino, Saïd, Marx et Foucault : Django déchainé et la critique du contractualisme »

Par JOHN PITSEYS
Docteur en philosphie,
Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP)
Université de Louvain-de-neuve

Vendredi 4 avril, 12h30
W-2235, Pavillon Thérèse-Casgrain
455, boul. René-Lévesque Est, UQAM

Décrivant la quête de vengeance et la reconquête romantique d’un ancien esclave dans l’Antebellum South, le « Django » de Tarantino a fait l’objet d’abondants commentaires politiques. S’inscrivant pour l’essentiel dans la ligne des études dites « critiques » ou « postcoloniales », ceux-ci dénoncent le système culturel et social de l’esclavagisme, sa prolongation dans les conflits culturels contemporains, et sa résonance dans le regard du Blanc sur l’esclavagisme : c’est du moins sur cette base qu’ils apprécient ou critiquent le film. La présentation tentera de montrer que ces commentaires manquent le propos politique du film. Prenant distance avec les approches dites « critiques » (études post-coloniales, théories de l’étiquetage, Race Studies) et libérales (libéralisme égalitaire, communautarisme) de la domination, « Django » ne propose pas une dénonciation sociale ou culturelle, mais une critique juridique et économique du contractualisme libéral. La première partie du film montre en quoi l’esclavagisme n’est que la conséquence logique de la manière dont l’Amérique conçoit le contrat privé, le contrat politique, et la manière dont leur relation façonne le contrat social américain dans son ensemble. La deuxième partie du film en propose une critique cohérente et nihiliste.