> >

Femmes de réconfort : un enjeu historique d’une profonde actualité

Jeudi le 20 avril 2017, de 18h à 20h10, salle A-1715, Pavillon Hubert-Aquin (UQAM)


Femmes de réconfort : un enjeu historique d’une profonde actualité

Femmes de réconfort est un euphémisme utilisé pour représenter l’esclavage sexuel des femmes asiatiques, principalement coréennes, au cours de la guerre du Pacifique par l’armée impériale japonaise. C’est un enjeu historique qui brouille encore aujourd’hui les relations entre le Japon et la Corée du Sud. Malgré les excuses du premier ministre Tomiichi Murayama et les compensations monétaires offertes par Tokyo, il y a encore un différend sur la portée et la magnitude des excuses japonaises sans compter un travail de mémoire qui tend à ignorer, sinon à esquiver l’aspect institutionnel de la chose. De plus, la résolution définitive de ce différend fait l’objet de négociations politiques qui subordonnent la sensibilité de cette question à des enjeux géostratégiques. Un travail se fait auprès des survivantes, et rappelle leurs peines, leurs souffrances et leur aliénation pour justement éviter que cette pratique d’une autre époque se répète.

Comfort Women : Historical Stake and Profound Reality

Comfort Women is a euphemism used to represent the sexual enslavement of Asian women, mainly Korean young women, committed by the Japanese army during the Pacific War. This is indeed a historic issue which blurs even today the Korea-Japan relationship. Despite the personal expression of excuse of Prime Minister Tomiichi Murayama and monetary compensation offered by Tokyo, there remains the scope and the magnitude of Japan’s excuse to agree upon, let alone the Japan’s attitude of ignoring the historic fact and the institutional dimension of the issue. It is true that the resolution of the issue should be the aim of political negotiations, which, however tend to subordinate the sensitivity of the issue to geostrategic considerations. There are those who are helping the surviving victims, but we should not forget the pains, the suffering and the alienation of these Comfort women so that the same tragedy never happens again.

Date : 20 avril 2017, 18h00 à 20h10
Lieu : 400, rue St-Catherine Est (coin St-Denis), pavillonHubert Aquin, UQAM, salle A-1715
Organisé par : l’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE), le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) et le MKLCC

Veuillez noter que la conférence aura lieu en anglais.

Programme

18h00-18h05 : Mot du bienvenue de président d’assemblée, Mr. Cheolki Yoon de l’UQAM

18h05-18h10 : Présentation des conférenciers par Mme Shinae Yi, presidente du MKLCC

18h10-18h55 : Conférence par Mme Seonjeong Yi de l’Université Concordia « “Comfort Women” issue from the perspective of public pedagogy and civic movements to help them »

18h55-19h15 : Commmentaire de Mme Mijeong Lee de l’UQAM sur "The Traumas of Comfort Women in the Korean Documentary"

19h15-19h30 : Commentaire de Dr. Azra Rashid de l’Université McGill sur « “Women at War” : A Transnational Approach »

19h30-20h00 : Discussion

20h00-20h10 : Mot de fermeture par le professeur Joseph H. Chung, co-directeur de l’OAE.

Partager sur :

Nous joindre

Adresse postale
Observatoire de l’Asie de l’Est
Département de science politique
Université du Québec à Montréal
CP 8888, succursale Centre-Ville
Montréal (Québec) H3C 3P8 CANADA

Téléphone : 514 987-3000, poste 2296
Télécopieur : 514 987-0397
oae@uqam.ca

Présentation

L’Observatoire de l’Asie de l’Est (OAE), établi en 2013 par le Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) à l’Université du Québec à Montréal, a comme mission d’observer, de présenter et d’analyser l’économie politique, la géopolitique, la géo-économie et les questions de sécurité de cette région, c’est-à-dire les deux Corées, la Chine, Taïwan, le Japon ainsi que les onze pays d’Asie du Sud-Est, en lien avec la mondialisation, les processus d’intégration régionale et leurs modèles de gouvernance et de régulation.

Abonnez-vous au bulletin