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La CDEC entre enjeux numériques et restrictions budgétaires

Volume 8, numéro 6

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Résumé analytique

La 4ème session de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité des expressions culturelles (CDEC) s’est déroulée du 11 au 13 juin 2013 au siège de l’UNESCO à Paris. Quatre points essentiels ont dominé le débat des participants lors de la Conférence : a) la question des restrictions budgétaires majeures dont l’UNESCO souffre à la suite du gel de la contribution des États-Unis depuis 2011 ; b) la mise en place d’un système de la gestion des savoirs et des informations en vue de rendre la CDEC plus palpable, dynamique et visible ; c) les enjeux numériques et la façon dont la CDEC est censée s’adapter à la mutation numérique ; d) une mise en œuvre plus dynamique et précise de l’article 21. Les débats lors de la Conférence révèlent que la CDEC reste en grande partie un instrument international voué à favoriser l’échange d’informations, de bonnes pratiques et d’expertise entre les acteurs impliqués. D’ailleurs, la participation très peu nombreuse des observateurs tels que des organisations non-gouvernementales et des organisations internationales lors de la Conférence illustre le fait que la mise en œuvre de la CDEC ne touche pas pour l’instant aux enjeux très sensibles qui dominent le paysage actuel des industries culturelles.

En plus, le 14 juin 2013, les 27 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur l’exclusion de l’audiovisuel du mandat de la Commission européenne pour lancer des négociations avec les États-Unis sur un accord de libre-échange (ALE). Cependant, le débat est loin d’être clos dans la mesure où au cours des négociations et en fonction des offres de la part de l’administration des États-Unis, la Commission européenne pourrait revenir sur le mandat des négociations et le réviser si les États européens l’autorisent à l’unanimité.

Enfin, Heritiana Ranaivoson, chercheur senior au Vrije Universiteit de Bruxelles met en lumière les liens entre le numérique et la diversité culturelle et nous explique les raisons pour lesquelles la numérisation appelle à une prise en compte politique des expressions culturelles.

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