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Un monde sous perfusion métallique (4/4) Multinationales versus États : à qui revient la rente ?

Cultures monde, février 2018

Une femme trie la terre remplie de cobalt extraite de la mine de Lubumbashi, en République Démocratique du Congo• Crédits : FEDERICO SCOPPA - AFP

Cuivre, or, cobalt, zinc... le Congo - Kinshasa est une mine à ciel ouvert mais cette richesse des sols profite rarement à la population congolaise malgré les réformes du code minier. Alors, entre multinationales, Etats et population, comment se répartissent les bénéfices de l’extraction ?

En République démocratique du Congo, le sol est riche de ressources minières : or, cuivre, cobalt, étain, argent, manganèse, plomb, zinc, coltan. La liste des précieux minerais est longue, et pourtant, à en croire l’indice de développement du pays classé 176e sur 187 par le programme de développement des Nations-Unis en 2016, cette richesse ne profite guère à la population congolaise.

Entre multinationales prédatrices, entreprises publiques douteuses, contrats louches et corruption politique, le secteur minier fuit de toutes parts.

Alors que la colère gronde dans le pays et que les manifestants réclament le départ du président Joseph Kabila au pouvoir depuis 17 ans, alors que le code minier fait l’objet d’une tentative de réforme, les ressources naturelles du pays s’imposent comme le premier outil du développement, un outil largement confisqué par le pouvoir.

Alors comment s’organisent le secteur minier et sa fiscalité ? Comment se répartissent ces revenus au sein de l’Etat ? Comment pourrait-on assurer une répartition plus juste des revenus du sous-sol ?

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Bonnie Campbell

Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS)