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Observatoire de l’Eurasie (ODE)

Présentation

L’observatoire de l’Eurasie (ODE) est une initiative du Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM) qui vise à regrouper des chercheurs partageant une ambition commune : celle de décrypter les sources, les manifestations et les conséquences de l’émergence d’un nouveau pôle d’influence dans le système international. Centré à Moscou, ce pôle se voudrait simultanément l’héritier des empires tsariste et soviétique. À l’instar de l’aigle bicéphale que l’on trouve sur le rouble et qui symbolise à la fois l’ancienne et la nouvelle Russie, il explore, tant à l’Ouest qu’à l’Est, les obstacles et les ouvertures qui s’offrent à lui. L’ODE analyse les dimensions de sa trajectoire, cherchant à saisir de quelles façons elles affectent la mondialisation du 21ème siècle.

Dimension économique

Créée en 2015, l’Union économique eurasiatique (UEE) formée par la Russie, le Bélarus et le Kazakhstan s’est déjà élargie à l’Arménie et au Kirghizstan. Ses frontières ne sont pas définitives et sa cohésion interne est loin d’être assurée, mais c’est le véhicule par lequel Moscou cherche à développer des relations interrégionales symétriques avec l’Europe.

Si son PIB ne pèse pas lourd dans l’économie-monde, l’Eurasie abrite tout de même les seules industries militaires capables de concurrencer celles des États-Unis. Elle détient, par ailleurs, des ressources naturelles colossales, gazières notamment, dont l’Europe dépend. C’est encore à l’Ouest que se trouve le principal marché d’exportation de l’UEE, mais la part que représente la Chine augmente rapidement.

Depuis la crise ukrainienne de 2014, la mise en place d’un régime de sanctions soulève le spectre d’une fragmentation entre espaces économiques rivaux. L’ODE interroge les impacts de cette renégociation des rapports de forces qui s’opère actuellement entre les puissances du G7 et la Russie.

Dimension géopolitique

Si l’évocation fréquente d’une « nouvelle Guerre Froide » est abusive, la menace d’une confrontation géopolitique est bien réelle. Que ce soit dans la Balkans ou au Caucase, et maintenant en Ukraine ou en Syrie, on assiste à une multiplication des points de frictions d’intensité variable entre les États-Unis et la Russie. Les questions stratégiques sont revenues à l’avant-scène.

Depuis l’arrivée de Vladimir Poutine à la présidence en 2000, le pouvoir politique a graduellement pris le contrôle des secteurs économiques qu’il qualifie explicitement de « stratégiques ». L’économie est ainsi (re)devenue un objet fondamental de la Realpolitik, ce qui représente un obstacle majeur à la mondialisation souhaitée à Washington.

En offrant un éclairage sur le « pivot asiatique » de la Russie, soit les mécanismes de coopération qu’elle développe actuellement avec la Chine, mais aussi avec l’Inde et d’autres économies émergentes, l’ODE veut contribuer à une analyse géopolitique plus large portant sur la multi-polarisation du système international.

Dimension identitaire

Déjà un quart de siècle nous sépare du démantèlement de l’URSS, mais l’épithète postsoviétique conserve encore toute sa valeur heuristique : ne serait-ce que pour saisir la nostalgie ambiante pour le défunt statut de superpuissance.

Or, si le point de départ méthodologique devait se situer dans l’imaginaire des élites russes, alors il faudrait désormais accepter de placer la notion d’Eurasie au cœur de notre questionnement : à condition, toutefois, de garder à l’esprit qu’il s’agit là d’un évènement contingent.

L’ODE propose de scruter l’évolution des discours actuels sur l’Eurasie. Il souhaite examiner les nouveaux horizons que cette notion ouvre sur les « orients imaginaires » du « monde russe » (Russkiy mir). Parallèlement, il s’intéresse aux mouvements de résistances que ce discours génère, aux différentes formes qu’ils prennent, notamment dans les marches européennes de l’ex-Empire, où justement l’Asie constitue très souvent le socle fondateur des altérités identitaires.


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