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Portraits | Portrait de l’IEIM

L’IEIM vous présente Valériane Thool, chercheure à l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH) et boursière de l’Institut d’études internationales de Montréal (2018; 2019)

Mme Thool est également étudiante au doctorat en cotutelle internationale entre l’Université Toulouse 1 Capitole et l’Université du Québec à Montréal, 10 February 2020

Originaire du Sud de la France et amatrice de plongée sous-marine – c’est une affaire de famille – Valériane Thool poursuit au Québec un parcours aussi riche que diversifié, conciliant travail et études. Après l’obtention d’un baccalauréat en droit, elle effectue plusieurs stages dans des cabinets d’avocats à Paris et à Puerto Rico. Cette seconde expérience lui permet de travailler sur des dossiers passionnants, qu’il s’agisse du traitement réservé aux prisonniers sur le sol portoricain ou encore des contentieux en droit maritime et en droit international des affaires. Malgré l’intérêt qu’a suscité chez elle cette première expérience professionnelle, Valériane ne discerne pas une vocation dans le milieu de l’avocature. Cela ne l’empêche pas pour autant de poursuivre de brillantes études de droit jusqu’à la maîtrise, où elle reçoit le prix de Major de promotion.

« Je n’envisage pas la vie académique sans travail d’équipe »
Valériane Thool, étudiante au doctorat en cotutelle internationale entre l’Université Toulouse 1 Capitole et l’Université du Québec à Montréal

À la question de savoir qui l’a influencée dans ses choix d’études, elle évoque sans hésitation le Professeur Saïd Hamdouni, maître de conférence à l’Université Toulouse 1 Capitole, à qui elle associe son premier souvenir d’enseignement de droit international. C’est d’ailleurs sous la supervision du Pr. Hamdouni que Valériane conduit ses recherches à la maîtrise. Si elle reconnaît volontiers que sa proposition initiale de travailler sur les enjeux juridiques de la pêche fût d’abord accueillie avec scepticisme par son directeur, celui-ci a joué un rôle déterminant afin d’orienter la curiosité intellectuelle de Valériane vers la biodiversité marine.

Une rencontre fondatrice donc, puis la rédaction d’un mémoire de recherche qui constituera les prémices du projet doctoral de Valériane. Avec un sujet de thèse situé au carrefour du droit de la mer, du droit des investissements étrangers et du droit de l’environnement, elle défend le caractère original de sa démarche. Bien que la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (ODCE) se soient positionnées quant à l’impact des investissements étrangers sur la biodiversité marine, le manque d’instruments juridiques contraignants sur ces enjeux rend le sujet de thèse de Valériane Thool — « un domaine en construction » de son propre aveu— d’autant plus passionnant.

Recrutée à l’Institut d’études internationales de Montréal dès septembre 2017, Valériane a accompli plusieurs réalisations dont elle est particulièrement fière. D’abord, en participant à l’élaboration et la mise en place du volet Think Tank de l’Institut, elle acquiert une large gamme de compétences et développe un profil qu’elle qualifie de « complet », un atout indispensable pour embrasser une carrière académique. Ensuite, c’est son implication dans la rédaction d’un document de recommandations politiques consacré à la Protection de l’environnement et aux changements climatiques au Canada qui marque surtout un temps fort dans son parcours de chercheure. C’est en effet une opportunité rare de profiter d’une relecture attentive d’experts et de chercheurs spécialisés dans son domaine. Valériane résume ainsi ces années effectuées en tant que responsable à la recherche et au contenu de l’IEIM : « travailler à l’Institut m’a beaucoup apporté et m’a donné l’énergie de continuer mon doctorat ».

Elle a enseigné au premier et deuxième cycles en France, en Contentieux international, Institutions internationales et européennes ; et au Québec, en droit international et droit de l’Union européenne. Mme Thool est actuellement chargée de cours à forfait à la faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, où elle enseigne des cours dans la maitrise en droit international et politique internationale appliqués. Grâce à ces expériences d’enseignement, elle admet s’être découvert un trait de caractère insoupçonné, la patience.

Valériane Thool connaît bien le corps diplomatique montréalais, pour avoir collaboré avec lui par l’intermédiaire de l’IEIM, et revendique un attachement particulier pour le milieu des internationalistes. À cet égard, elle a été élue au Conseil d’administration du Réseau francophone du droit international et, à titre de trésorière de cette association, siège comme juge dans plusieurs compétitions de plaidoirie, notamment le concours Charles-Rousseau en droit international public. À travers ses activités, Valériane participe à son échelle à la promotion de la Francophonie dont elle souligne la formidable portée du rayonnement culturel.

Enfin, lorsqu’elle se prête au jeu de l’examen rétrospectif, Valériane retient de son parcours non seulement sa capacité de résilience face à certaines déconvenues mais aussi « le facteur chance ». Ainsi, par un concours de circonstances, elle a eu l’opportunité de suivre un cursus à l’Académie de droit international de La Haye en 2014, où siège la Cour internationale de Justice. Toujours positive et dotée d’un enthousiasme contagieux, Valériane Thool se prépare à un monde de possibilités après l’obtention de son doctorat en droit. Qu’il s’agisse d’une carrière universitaire, au sein d’une organisation internationale ou dans le secteur privé, elle semble à l’aise dans tout type de bassin.

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