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L’IEIM vous présente Jihane Kebdani, lauréate d’une Bourse-stage Banque Scotia-IEIM 2021

Elle a travaillé sous la direction du professeur Julien Martin, titulaire de la Chaire de recherche sur l’impact local des firmes multinationales, 22 novembre 2021

Jihane Kebdani donne l’envie d’étudier à l’étranger et de se dépasser. Alors qu’elle poursuit une Licence à l’Ecole de Gouvernance et d’Economie de Rabat, au Maroc, elle décide de suivre en dernière année, à l’automne, une session d’échange à l’UQAM. Elle rentre au Maroc pour la soutenance de son mémoire de Licence, mais « comme j’avais passé une très belle session ici, j’ai décidé de revenir pour faire ma maîtrise ! ».

La question du financement est néanmoins centrale : « lorsque j’ai voulu commencer la maîtrise en 2019, c’est là que j’ai senti qu’en tant qu’étudiante étrangère ça devenait compliqué – surtout côté financement ». En ce sens, comme elle le rappelle : « ça a été difficile de prendre la décision de venir ici – oui, c’est un risque que l’on prend ». Résolue, Jihane a contacté les professeurs de l’UQAM et elle leur a expliqué sa situation. Le financement par deux Chaires de recherche a heureusement suivi. En parallèle, elle postule et obtient la bourse d’exonération des droits majorés à l’UQAM, ainsi que la bourse d’excellence Eric-Girard. « Ce qui est bien à l’UQAM, c’est qu’il y a beaucoup de ressources, beaucoup de jobs étudiants – j’ai vraiment apprécié ce côté-là ». Elle insiste sur le fait que c’est un risque, mais assorti de beaucoup de soutien à l’arrivée, « il faut demander de l’aide, poser beaucoup de questions » - même si elle reconnaît qu’en tant qu’étudiant étranger, « tu dois gérer plusieurs choses : tes études, tes finances, ta famille n’est pas ici… tu es le seul responsable ».

À la maîtrise, elle se spécialise en économie, qui la passionne depuis l’adolescence. Intégrée à la Chaire en macroéconomie et prévisions et à la Chaire de recherche sur l’impact local des firmes multinationales (CRILFM), ce sont aussi par elles qu’elle trouve à la fois un sujet de recherche et un solide appui financier. « [Ces deux chaires] m’ont vraiment aidée pour continuer ma maîtrise en tant qu’étudiante étrangère, notamment avec les frais de scolarité ».

Ses recherches sont toujours au cœur de l’actualité : elle s’intéresse, par exemple, à l’impact des chocs (comme la pandémie ou un résultat électoral) sur la santé financière des entreprises. Son mémoire de maîtrise s’est ainsi porté sur un sujet ambitieux : l’effet du Brexit sur les rendements boursiers des entreprises au niveau mondial.

En appliquant une méthodologie d’Event study aux données à haute fréquence de Bloomberg, j’ai évalué la réaction des cours boursiers d’un panel d’entreprises, à la suite de l’annonce des résultats en faveur du Brexit.

Jihane est aussi récipiendaire d’une Bourse-stage Banque Scotia-IEIM, qui vient chaque année soutenir la relève en recherche sur les enjeux internationaux. « Quand j’ai vu l’offre de stage, je n’ai pas hésité à postuler – d’autant plus que c’est ça qui m’intéresse, la recherche ». Ces bourses-stages permettent aux étudiants de 1er et 2e cycle d’acquérir de l’expérience en recherche scientifique et dans l’organisation d’événements académiques. La bourse été une belle occasion – celle d’être stagiaire à l’IEIM et de travailler sur la proposition de taxation minimale des multinationales, par l’administration américaine (collecte de donnée, analyse évènementielle).

L’instauration d’une taxation minimale à l’échelle internationale va dans le sens de la lutte contre l’évasion fiscale et le jeu concurrentiel entre les pays. Sans elle, chaque pays imposera toujours son propre système de taxation et le transfert des bénéfices vers les paradis fiscaux ne s’arrêtera pas.

Ses recherches s’interrogeaient sur les impacts locaux de la taxation minimale sur toutes les entreprises au niveau mondial.

Aujourd’hui, Jihane vient de finir sa maîtrise - elle envisage de faire un doctorat après une expérience professionnelle en tant qu’économiste. Or, le cadre juridique impacte directement ses choix futurs : elle doit pour l’instant accumuler une année d’expérience professionnelle post-diplôme, avant de pouvoir postuler à une résidence permanente. « Je voulais terminer, et dès que la situation est stabilisée avec mon changement de statut, revenir aux études ». D’autant plus que, comme elle le rappelle, « les règles d’immigration fluctuent beaucoup… comme les cours boursiers ! ».

Quel serait son conseil à un étudiant étranger, qui considèrerait aujourd’hui un parcours académique à l’UQAM ? L’important c’est « surtout ne pas lâcher. Lorsqu’on vient ici, les cours seront différents, on trouve ça difficile et on se demande – ‘pourquoi j’ai été accepté là ? Est-ce que je mérite d’être là ?’ ». Pour elle, « la persévérance et la volonté ne doivent pas vous quitter, peu importe si le début est difficile ». Aux étudiants étrangers déjà présents sur le campus, elle dit en riant : « vous avez de la chance ! continuez ».

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