Partenaires

 
Partage des connaissances

Le volet Partage des connaissances du Projet s’est appuyé en bonne partie, mais non exclusivement, sur les études de cas préparées par les stagiaires à leur retour du Cambodge.

Publications des stagiaires

DOMINIQUE LAROCHELLE, baccalauréat en science politique (2004), Université Laval ; candidate à la maîtrise en science politique (2007), UQAM

MARIE-PIERRE OUELLET MORAND, baccalauréat en relations internationales et droit international (2006), UQAM
(Stage réalisé à l’hiver 2006)

ÉTUDE DE CAS – L’impunité et la faiblesse des lois comme obstacles à la lutte contre la traite des femmes au Cambodge

Même si la traite des femmes est illégale au Cambodge, il est très difficile d’y poursuivre les criminels pour deux raisons majeures : l’impunité des trafiquants constitue la norme et les lois afférentes comportent des faiblesses importantes. En effet, certaines définitions cruciales sont absentes et de nombreuses situations de fraude ou d’abus de pouvoir ne sont pas incluses. Dans ce contexte, l’action des ONG cambodgiennes est très importante et s’exerce à plusieurs niveaux, qu’il s’agisse d’activités de sensibilisation, de lobbying ou d’appui aux victimes. Le rôle de la société civile est essentiel pour faire pression sur le gouvernement cambodgien afin qu’il s’engage réellement à combattre et à prévenir la traite des personnes sur son territoire.

 

VALÉRIE VEILLEUX, baccalauréat en relations internationales et droit international (2006), UQAM ; candidate à la maîtrise en science politique (2008), Institut d’études politiques de Paris.
(Stage réalisé à l’été 2006)

ÉTUDE DE CAS - La nouvelle loi sur la violence familiale au Cambodge et les obstacles à sa mise en oeuvre

« Bien que l’adoption d’une nouvelle loi sur la violence familiale constitue un important pas en avant pour le Cambodge, un regard transversal sur la loi et son contexte de mise en oeuvre, tant au niveau proprement juridique que sur le plan des instances exécutives et judiciaires et de la société en général, laisse planer des doutes sur l’effectivité de son application à court et moyen termes. » (V. Veilleux, p. 8)

 

ÉTUDE - Overview of the Implementation of Domestic Violence Laws in Different Countries

Réalisée pour le compte de la LICADHO à l’été 2006, cette étude observe comment cinq pays –Philippines, Malaisie, Costa Rica, Espagne et Australie – ont mis en oeuvre des lois sur la violence familiale afin d’identifier les meilleures pratiques ainsi que les problèmes et obstacles auxquels chaque pays a dû faire face. L’étude aborde les processus d’adoption des lois, les plans et mécanismes de mise en oeuvre, le rôle joué par les ONG et la société civile dans l’adoption et la mise en oeuvre des lois ainsi que les défis rencontrés.

 

MARIE-ÈVE RANCOURT, baccalauréat en droit (2001), Université de Montréal ; maîtrise en droit international et politique internationale (sans mémoire) (2004), UQAM ; candidate à la maîtrise en droit international (avec mémoire) (2007), UQAM ; membre du Barreau du Québec.
(Stage réalisé à l’été 2006)

ÉTUDE DE CAS – Le Cambodge et ses femmes : quand les deux font chambre à part

Le Cambodge a ratifié la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) le 15 octobre 1992. Les dispositions de la CEDEF couvrent six thèmes, dont la violence envers les femmes. L’étude vise à dresser un bilan des actions prises par le gouvernement cambodgien, depuis 1992, pour contrer les trois types de violence envers les femmes les plus répandus au Cambodge : la traite, la violence conjugale et le viol. L’analyse s’appuie sur une comparaison de deux rapports déposés auprès de la CEDEF –celui du gouvernement cambodgien (octobre 2003) et celui de la coalition des ONG cambodgiennes (janvier 2006) – et sur les recommandations du Comité de la CEDEF.

 

JOSIANE LOISELLE-BOUDREAU, baccalauréat en relations internationales et droit international (2007), UQAM
(Stage réalisé à l’automne 2006)

ÉTUDE DE CAS –Jouer un rôle de « watchdog » pour contribuer à la défense des droits humains

Lorsqu’il s’agit de défendre les droits humains, un observateur étranger peut parfois, par sa simple présence, jouer un rôle important lors des rencontres entre représentants cambodgiens d’ONG et d’autres organisations. Les ONG peuvent ainsi avoir droit à une écoute plus attentive, à des explications moins sommaires et à un accès plus facile aux documents.

(Note : l’étude de cas aurait pu permettre d’identifier certaines personnes eu égard à leur fonction et à leur rattachement. La modification de contenu requise pour éviter ce problème aurait rendu le texte trop général pour qu’il soit plus utile que la description sommaire ci-dessus. Nous avons donc préféré ne pas le publier ou le mettre en ligne.)

 

HUGO HOTTE, maîtrise en science politique 2005 et GENEVIÈVE KING RUEL, candidate à la maîtrise en droit
(Stage réalisé à l’hiver 2007)

ÉTUDE DE CAS - A Comparative and Legal Analysis of the Cambodian Law on Monogamy

Malgré les contestations, le Parlement cambodgien a adopté, en septembre 2006, une loi qui criminalise la bigamie, l’inceste et l’adultère. L’étude de cas analyse la loi en la comparant à celles qui ont été adoptées par le Birmanie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et, les Philippines, trois des pays asiatiques qui se sont dotés d’une loi criminalisant l’adultère. Une des raisons officielles ayant motivé l’adoption de cette loi serait le désir du gouvernement d’empêcher les fonctionnaires d’entretenir leurs maîtresses à même les fonds publics …

 

GENEVIÈVE KING RUEL, candidate à la maîtrise en droit

ARTICLE DE JOURNAUX - Geneviève KING-RUEL, “Terres à Voler au Cambodge”, Regard Critique, Vol. 3, No. 1. Hiver 2008.

Le Cambodge est un pays post-conflit qui peine à se remettre sur pied depuis 1993, accablé par l’absence d’un État de droit, par une corruption endémique et un système judiciaire dominé par le politique. La question des expulsions forcées des terres, le landgrabbing comme on le nomme souvent, constitue selon de nombreux observateurs et travailleurs d’ONG, le problème le plus criant du pays et affecte des dizaines de milliers de Cambodgiens chaque année. Amnistie internationale avance le chiffre de 150 000 Cambodgiens menacés d’expulsion à travers tout le pays, un chiffre qui s’alourdit au fil des années, aggravé par l’accélération des projets de développement. L’article se propose de faire un survol de la crise de la propriété terrienne au Cambodge.

Voici le lien : http://www.regardcritique.ulaval.ca...

 

GENEVIÈVE KING RUEL, candidate à la maîtrise en droit

ARTICLE DE JOURNAUX - Geneviève KING-RUEL, « Excès d’humanitaire ? Réflexions sur les ONG au Cambodge », Le Panoptique, Édition no.35, Août 2008.

Le Cambodge a cette particularité d’attirer plus que partout ailleurs les ONG. Le ministère de l’Intérieur cambodgien rapporte que plus de 1500 ONG sont enregistrées au Cambodge. Il est de plus difficile d’évaluer le nombre d’organisations ayant entrepris au pays des activités sans s’être préalablement rapportées au Ministère. Ce nombre élevé fait de ce petit pays de 14 millions d’habitants l’un des pays avec la plus forte concentration d’ONG proportionnellement à sa population. Certains doutes sur les bienfaits de la présence excessive d’ONG peuvent pourtant être exprimés. L’article se propose d’analyser les multiples conséquences sociales d’une coopération internationale disproportionnée.

Voici le lien : http://www.lepanoptique.com/page-ar...

 

GENEVIÈVE KING RUEL, candidate à la maîtrise en droit

ENTREVUE RADIOPHONIQUE - À l’émission The Link (Radio-Canada International) portant sur les expulsions forcées et les conflits fonciers au Cambodge, le 17 mars 2009.

Voici le lien : http://www.rcinet.ca/rci/en/emissio...

 

SABRINA OUELLET, baccalauréat en relations internationales et droit international (2006), UQAM ; candidate à la maîtrise en droit international (2008), UQAM.
(Stage réalisé à l’été 2007)

ÉTUDE DE CAS – Le village d’Andong : l’impact des politiques de relocalisation forcée sur les femmes

En juin 2006, la municipalité de Phnom Penh forçait plus d’un millier de familles à quitter le quartier de Sambok Chap pour les relocaliser sur un terrain vague à Andong. Le gouvernement cambodgien, en effet, avait vendu Sambok Chap à la compagnie Sour Srun, qui prévoit y réaliser un projet de développement commercial. Andong n’a pas d’école, pas d’eau potable, pas d’électricité et pas d’emplois à offrir. De plus, la plupart de ses nouveaux habitants sont trop pauvres pour payer le transport quotidien qui leur permettrait d’aller travailler à Phnom Penh. Même si l’extrême misère qui règne à Andong touche tous les habitants, plusieurs facteurs affectent plus particulièrement les femmes, comme le montre cette étude de cas qui souhaite sensibiliser la communauté internationale à ce problème grave. En effet, l’histoire du village d’Andong ne constitue malheureusement pas un cas unique au Cambodge

 

ÉMILIE FORGUES-BUNDOCK, baccalauréat en relations internationales et droit international (2007), UQAM. 
(Stage réalisé à l’été et à l’automne 2007 – consultante à la LICADHO depuis janvier 2008)

ÉTUDE DE CAS – Le photoroman comme outil de dissémination d’information sur la violence faite aux femmes au Cambodge

En 2004, la LICADHO a produit et diffusé un photoroman qui a aidé à sensibiliser un grand nombre de Cambodgiens au problème de la violence faite aux femmes. Un deuxième photoroman, sorti a l’été 2008, poursuit dans la même veine, cette fois avec une histoire et une facture encore plus proches de la réalité quotidienne des femmes et des jeunes filles victimes de violence. L’étude de cas raconte l’histoire qui fait l’objet du photoroman et explique comment ce dernier constitue un élément essentiel de la stratégie d’advocacy de la LICADHO en faveur du respect des droits des femmes et des filles au Cambodge. Grâce à l’appui financier de l’ACDI, le photoroman pourra être distribué dans les 12 provinces qui comptent des bureaux de la LICADHO.

 

VÉRONIQUE LEDUC ET AUDREY ROUSSEAU, étudiantes au baccalauréat en travail social (2008), UQAM
(Stage réalisé à l’été 2007)

ÉTUDE DE CAS – Violence de genre au Cambodge : la gouvernance selon une perspective féministe. Empowerment ; nécessité de redéfinir la participation des femmes dans les lieux de pouvoir

L’étude de cas aborde les différents enjeux relatifs d’une part à l’empowerment des femmes cambodgiennes et d’autre part à leur participation aux lieux d’influence politique et sociale au Cambodge. En ciblant ces deux éléments, les auteures ont cherché à comprendre les défis liés à la mise en œuvre d’une gouvernance fondée sur l’équité de genre et le respect des droits humains et ce, dans le contexte cambodgien, selon une perspective de travail social international.

 

MONA DAOUD-KAYAL, candidate à la maîtrise en science politique, UQAM
(Stage réalisé à l’automne 2007)

ETUDE DE CAS : L’exploitation sexuelle des enfants au Cambodge ou les conséquences des biais cognitifs

Le viol des enfants est un problème inquiétant au Cambodge. Un grand nombre de facteurs d’ordre structurel participent indirectement à la pérennisation du phénomène : des institutions judiciaires défaillantes, un système d’éducation déficient et un gouvernement qui n’assume pas ses responsabilités. Les systèmes juridique et politique sont incapables de soutenir une société encore trop vulnérable. Parallèlement, la culture khmère véhicule une vision qui discrimine la femme, la présentant comme un être inférieur par rapport à l’homme. En perte de repères socioculturels et de stabilité politique, la société khmère semble mal outillée pour faire face à cette réalité.

 

CAROLINE LEPRINCE, baccalauréat en relations internationales et droit international 2008
(Stage réalisé à l’automne 2007)

ÉTUDE DE CAS - Les prisons cambodgiennes : un milieu inadapté pour les mères et leurs enfants en bas âge

La loi cambodgienne permet aux mères emprisonnées d’amener leurs très jeunes enfants avec elles en prison. Cette décision est souvent prise à défaut d’une meilleure solution : aucun autre membre de leur famille immédiate ou élargie ne peut s’occuper de l’enfant, la mère allaite encore, l’enfant est né à l’intérieur de la prison ou la mère ne veut tout simplement pas être séparée de son enfant. Quant aux enfants, la très grande majorité qui vivent en prison sont âgés de 5 ans ou moins. Ils vivront les années charnières de leur développement derrière les barreaux. Dans cette étude de cas, l’auteur cherche à savoir si les conséquences de sa détention sur l’enfant seront compensées par le bénéfice de ne pas être séparé de sa mère.

 

Publications des collaboratrices et collaborateurs

MÉLANIE WALSH, maîtrise en psychologie des relations humaines (M. Ps.)
(Mission réalisée en mars 2006)

ÉTUDE – Report on the Status of Cambodian Women – Domestic Violence, Sexual Assaults and Trafficking for Sexual Exploitation

Women in Cambodia face numerous challenges and dangers, including gross human rights violations. Many of these problems are related to the different values assigned to men and women in Cambodian society. Men occupy positions of importance and power and are not censured for their frequent use of violence within the family. The lower social status of women, on the other hand, means that many are treated as mere possessions or objects, and are denied their rights and full participation in society. Domestic violence, rape and human trafficking for sexual exploitation are among the most serious violations of women’s rights in Cambodia.