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Institut d’études internationales de Montréal (IEIM)Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation (CEIM)

Portrait de l’IEIM

L’IEIM vous présente Dorval Brunelle, professeur au Département de sociologie de l’UQAM et ancien directeur de l’IEIM

M. Brunelle a également fondé l’Observatoire des Amériques, qui fait partie du CEIM

À l’occasion de son départ à la retraite, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) souhaite, à travers ce portrait, rendre hommage à Dorval Brunelle.

« J’ai été très éclectique dans ma carrière »
Dorval Brunelle, professeur au Département de sociologie de l’UQAM

Dorval Brunelle est professeur au département de sociologie de l’UQAM depuis 1970. En parallèle de ses activités d’enseignement, Dorval Brunelle a été le directeur de l’IEIM de 2008 à 2014. Retour sur son parcours à l’IEIM. 

Avant de devenir le directeur de l’IEIM, Dorval Brunelle faisait partie d’un groupe de chercheurs mobilisés sur la création de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), lui donnant l’idée de monter l’Observatoire des Amériques, qui fut financé par le ministère des Relations internationales du Québec, alors dirigé par Louise Beaudoin. Fait intéressant de cette époque, le cabinet de Bernard Landry était divisé sur cette question de la ZLEA. Lors de la fondation de cet observatoire, l’idée de départ avec Christian Deblock était d’apporter un regard critique sur ce projet. Il s’avère qu’ils avaient le même point de vue critique qu’un grand nombre d’organisations de la société civile au Québec, notamment les centrales syndicales, la Fédération des femmes du Québec, et même Jean-Pierre Charbonneau, président de l’Assemblée nationale, qui avait à l’époque comme projet la Confédération des Parlementaires des Amériques (COPA). Cette mobilisation faisait en sorte que les colloques organisés dans le cadre de l’Observatoire des Amériques réunissaient des académiques et des intervenants de groupes sociaux. Cette collaboration s’étendait jusque dans plusieurs pays du continent américain, et a permis la participation originale de tous ces acteurs à travers la création de l’Alliance sociale continentale. Cette mobilisation n’avait aucun équivalent dans le monde, et les étudiants s’impliquaient de façon importante dans les recherches. À la fin du projet en 2005, Dorval Brunelle avait noué de nombreuses relations professionnelles dans les Amériques.

Dès ses débuts au poste de directeur de l’IEIM en 2008, il a pu compter sur ses contacts au sein du continent américain et les étendre ailleurs dans le monde. Un exemple de collaboration internationale est le lien établi avec le Haut-commissariat au Plan, qui a permis la mise en place de deux colloques importants sur l’Atlantique. D’autres colloques organisés annuellement et ayant donné lieu à des publications ont suivi, sur des thèmes variés : la mission sociale des universités dans les Amériques, l’ALENA, le travail et le commerce, ainsi que la gouvernance.

Dorval Brunelle a été très marqué par ses prédécesseurs à l’IEIM, Anne Leahy et Peter Leuprecht, respectivement directrice de 2002 à 2004 et directeur de 2004 à 2008. M. Brunelle souligne l’apport majeur de Mme Leahy et M. Leuprecht à l’Institut. Dorval Brunelle rappelle qu’il est arrivé à l’Institut à une période durant laquelle l’UQAM vivait des moments difficiles. L’arrivée de Bernard Derome à titre de président de l’IEIM, initiative dont il est à l’origine, a permis d’accroître le rayonnement de l’Institut. Il ajoute qu’il a beaucoup apprécié travailler avec le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), qui a permis de donner une belle visibilité aux projets de l’Institut.

En rétrospective, Dorval Brunelle reconnait avoir été interpellé par plusieurs sujets, notamment les questions de gouvernance et les questions liées à l’humain et au libre-échange. Il définit lui-même ses intérêts comme « éclectiques ».

Avec ses années d’expérience, et enthousiaste quant à l’idée d’une relève en recherche bien formée, Dorval Brunelle donnerait plusieurs conseils aux nouveaux venus en recherche. D’abord, il faut trouver un sujet contemporain, avec des questions actuelles, permettant de faire le moins de recherche historique possible. Ensuite, pour faire de la bonne recherche, il faut trouver un modèle – ou un contre-modèle – à transposer dans un mémoire de recherche ou une thèse afin d’expliquer le propos. Enfin, il faut faire de la recherche qui ait une utilité sociale.

Les ouvrages dirigés par Dorval Brunelle dans le cadre de ses fonctions de directeur de l’Institut d’études internationales de Montréal sont disponibles à l’achat sur le site de l’IEIM. La biographie complète de Dorval Brunelle est également disponible ici.