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VigieAfriques

Les Afriques en 2020 : Entre résistance et résilience

Volume 4, numéro 1


Résumé analytique

Beaucoup d’observateurs et d’acteurs politiques ont comparé la pandémie causée par la COVID-19 à une guerre. Il s’agit, toutefois, d’une guerre pas comme les autres. Jamais dans l’histoire de l’humanité, une guerre n’aura-t-elle concerné l’ensemble de l’humanité, de manière aussi simultanée et pendant aussi longtemps ! Bien que les moyens sécuritaires et juridiques mobilisés par les gouvernements confirment une situation de guerre, il reste que cette guerre menée depuis une année déjà ou bientôt est une guerre asymétrique ; une de tous contre un : un ennemi subtile et diffus... Pour reprendre le constat du Groupe de la Banque mondiale, « peu de crises avant celle-ci auront à ce point touché la quasi-totalité des champs du développement » !

Le bilan des victimes à travers le monde témoigne de la fragilité de l’humanité et l’égalité de l’impuissance des États du monde. Si le taux de létalité, pour les Afriques en janvier 2021, semble démentir les projections catastrophistes en début de crise, faites par l’Organisation mondiale de la Santé, il serait naïf de sous-estimer les effets et l’impact de la pandémie sur le continent. On peut penser, entre autres, au ralentissement de la croissance des dernières années, notamment pour l’Afrique subsaharienne (jusqu’à -3,3% en 2020, selon les estimations de la Banque mondiale), au retard d’effectivité de la zone de libre échange continentale (ZLECAf), entrée en vigueur plutôt le 1er janvier 2021, au lieu du 1er juillet 2020, date initialement prévue.

Puisque c’est en période de crise qu’on est inventif..., la COVID-19 est un paroxysme, une contrainte de plus, par-delà les autres calamités (maladies, conflits, crimes économiques, terrorisme, (néo)colonialisme, etc.) qui ont testé la capacité d’adaptation voire de résistance du continent. Il reste maintenant, et plus que jamais, à les traduire en opportunités ! Le présent numéro présente quelques réflexions à cet effet, avec les signatures de Élisanne Pellerin et de Charlie Mballa.

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