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Le budget des États-Unis et la guerre en Irak : les dommages collatéraux seront-ils aussi du côté américain ?

No 03. Mai 2003


A qui le tour ? La valse des démissions des plus hauts responsables économiques de l’administration Bush vient encore de connaître un nouvel épisode cette semaine avec la démission de Mitch Daniels, directeur du budget. Cette démission, la quatrième depuis 6 mois, dont la raison officielle est de permettre à monsieur Daniels de briguer un mandat de gouverneur de l’Indiana, intervient à un moment où le Président Bush a plus que du mal à justifier auprès du Congrès ses choix budgétaires pour l’année fiscale 2004.

La situation économique va de mal en pis, notamment du côté des chiffres du chômage - en augmentation le mois dernier, et l’administration Bush considère que seule une politique fiscale fondée sur des réductions importantes d’impôts pourra permettre à l’économie de la première puissance mondiale de redémarrer.

Les critiques ne manqueront pas de signaler d’une part que l’efficacité d’une telle politique est loin d’être prouvée, mais surtout que d’autres mesures seraient plus rapides à être mises en oeuvre et probablement plus efficaces. Alan Greenspan n’a-t-il pas lui-même répété à plusieurs reprises que la politique monétaire était plus à même de faire redémarrer l’économie dans le court terme ?

Et le moment semble d’autant plus mal choisi pour réduire encore le montant des recettes fiscales que la guerre en Iraq se termine. Or, la fin des combats ne doit pas nous faire oublier des évidences qu’il est parfois nécessaire de rappeler : la guerre, même victorieuse, coûte cher, très cher. Elle coûte cher pendant les opérations militaires proprement dites, mais elle coûte toujours plus cher une fois celles-ci terminées et qu’il faut rapatrier hommes et matériel, remettre de l’ordre dans le pays vaincu, et lui permettre de recouvrer une activité économique normale.

(Suite dans le document joint)

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