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Dans le cadre du volet think tank de l’IEIM

Recommandations pour une vision internationale du Québec réellement soucieuse de la crise climatique

Ce document a été rédigé par Catherine Viens, candidate au doctorat en science politique à l’UQAM et responsable aux projets spéciaux à l’IEIM

L’une des missions de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est de produire des recommandations politiques (policy briefs) à l’intention des décideurs en présentant certaines problématiques internationales sous l’œil de nos expert.e.s, chercheur.e.s universitaires et diplomates en résidence.

Ce document de recommandations propose un panorama des principaux défis pour le Québec concernant les changements climatiques, tout en continuant à valoriser sa vision internationale, et propose des recommandations au gouvernement du Québec pour une prise de conscience collective, ainsi que pour le développement d’une vision internationale holistique axée sur la transition écologique dans une perspective de justice climatique.

Nous avons donc le plaisir de vous présenter ce cinquième document de recommandations politiques de l’IEIM, qui porte sur la vision internationale du Québec et les considérations climatiques, en pièce jointe.

Auteurs

Catherine Viens
Mark Purdon
Christiane Pelchat

Résumé exécutif - Recommandations pour une vision internationale du Québec réellement soucieuse de la crise climatique

Le contexte actuel de pandémie de COVID-19 nous invite à réfléchir sur des politiques qui sont plus solidaires avec les pays et les communautés les plus vulnérables aux changements climatiques. Une étude du Réseau action climat Canada parue en janvier 2021 révèle que pour faire sa « juste part », le Québec devrait réduire d’ici 2030 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 178 % en deçà des données d’émissions de 19901. Cette analyse inclut dans l’équation le fait que les pays industrialisés contribuent depuis plus longtemps à la crise climatique et que leur rôle dans la lutte globale ne s’arrête pas à leur frontière nationale. Elle a ainsi le mérite de réitérer l’importance que la lutte aux changements climatiques des pays industrialisés inclut, et de façon complémentaire à leurs mesures nationales, le support aux pays et populations qui n’ont pas les moyens de financer leur propre réduction de GES et qui vivent de façon plus prononcée les impacts des changements climatiques. Alors que le Québec se démarque déjà depuis longtemps dans la lutte globale aux changements climatiques, cette note politique est axée sur l’importance que cela doit occuper dans le déploiement de ses relations internationales, et notamment, d’une manière où l’économie ne surplombe pas l’enjeu climatique et environnemental et qui limite les risques que l’on se tourne vers une « économisation » de la crise climatique.