Évaluation du processus de consultation pour l’Institut canadien international pour les industries extractives et le développement par l’Agence canadienne de développement international

Chantal Gailloux

Les Cahiers du CIRDIS
Collaboration spéciale — no 2013-05

Le Canada, juridiction privilégiée par bon nombre de sociétés minières, entend profiter de l’actuel « super boom » minier pour saisir des opportunités de prospérité et de croissance « verte ». S’affairant à extraire, grâce à des partenariats public-privé, l’abondant minerai des pays non industrialisés pour l’exporter vers les nouvelles puissances économiques, comme la Chine et l’Inde, le Canada cherche à partager son expertise et à promouvoir au passage dans les pays en développement des politiques publiques, des réformes législatives et des projets, afin de « bien » se développer. Pour ce faire, il a créé l’Institut canadien international pour les industries extractives et le développement (ICIIED), qui sera hébergé dans une université canadienne. L’ACDI, chargée par le Premier ministre de la création de l’ICIIED, a mené au printemps 2012 des consultations pour recueillir des commentaires écrits sur les objectifs et mandats de cet Institut. Puis, à l’été 2012, l’ACDI lançait un appel de propositions pour sélectionner l’université d’accueil de cet institut. Le 23 novembre 2012, le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, annonçait un partenariat entre l’Université de Colombie-Britannique, l’Université Simon-Fraser et le gouvernement pour l’établissement de l’ICIIED. Cette recherche vise à clarifier le processus de consultation du printemps dernier et l’« input » supposé en résulter quant au rôle de l’investissement public-privé dans l’industrie extractive pour le développement.