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Les théories des firmes transnationales issues des pays en développement et les pétrolières étatiques : les cas de PDVSA et Petrobras

Puce noire 26 août 2010 , Pablo Gabriel Ferreira

Revisitant les théories de la firme transnationale l’auteur remet en question le modèle classique O.L.I. mal adapté, selon lui, aux réalités actuelles de la mondialisation, particulièrement lorsque les firmes proviennent des pays en développement. Poursuivant sa réflexion sur le cas des entreprises publiques ou semi-publiques, l’auteur remet également en question l’hypothèse usuelle selon laquelle ces entreprises se comporteraient systématiquement de façon politique et seraient ainsi instrumentalisées et mises au service des stratégies économiques nationales. Selon lui, ces entreprises doivent arbitrer entre deux types de contraintes, politiques et commerciales respectivement. Orientées vers les marchés internationaux, elles doivent d’abord répondre aux critères de rentabilité que leur impose la concurrence internationale. Ancrées dans leur espace économique national, elles doivent, parallèlement, répondre aux demandes politiques et servir de pôle de développement. Comment ces entreprises parviennent-elles à concilier ces deux types d’exigences ? Prenant pour cas d’étude les deux plus grandes entreprises pétrolières publiques d’Amérique du Sud, PDVSA au Venezuela et Petrobas au Brésil, l’auteur montre qu’il n’y a pas de réponse unique à la question mais plutôt une réponse circonstanciée qui dépend en grande partie du degré d’autonomie décisionnelle dont elles disposent. L’introduction de cette variable fondamentale, généralement ignorée par la littérature, permet, selon l’auteur, d’élargir l’analyse théorique de la firme multinationale.

(Suite dans le document joint)

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